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Locarno 2015: toute la couverture

Locarno 2015: Portrait d’Andy Garcia, lauréat du Leopard Club Award.

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C’est en 1987 qu’Andy Garcia, alors âgé de 31 ans, se fait remarquer par le public international, grâce à Brian De Palma. Le réalisateur de Carrie et Scarface le dirige dans Les Incorruptibles (The Untouchables), adaptation de la célèbre série télévisée, aux côtés de Kevin Costner, lui aussi en train de s’imposer à l’époque, et Sean Connery, qui remportera l’Oscar du meilleur second rôle. Garcia incarne Giuseppe Petri, un jeune flic qui, pour des questions de discrimination, se fait appeler George Stone. Il incarnera un autre italo-américain trois ans plus tard, dans Le parrain, 3ème partie, et cette fois c’est lui qui sera nommé aux Oscars (le prix est remporté par Joe Pesci pour Les affranchis). Malgré la réception quelque peu indifférente accordée au film, sa prestation dans le rôle du neveu de Michael Corleone (Al Pacino) demeure iconique, et finira même par engendrer une parodie dans le décevant La panthère rose 2, sorti en 2009 : Garcia incarne ici un policier italien nommé Vicenzo Brancaleone. L’inspecteur Clouseau, joué par Steve Martin, l’appelle, bien entendu, Don Corleone.

Des performances « ethniques », si l’on veut, qui pourtant ne reflètent pas le véritable héritage géographique et culturel de Garcia, qui est en effet d’origine cubaine, né à l’Havane en 1956. Et c’est justement en jouant des personnages hispaniques qu’il fait ses premiers pas devant la caméra, dans différentes séries TV. Sa toute première apparition date de 1978, dans un épisode de la comédie bilingue ¿Qué pasa, USA ?, qui parle de la vie des immigrés cubains à Miami. Il jouera par la suite dans Hill Street Blues, Arabesque, et d’autres programmes, jusqu’à arriver aux Simpson en 2011, dans un épisode qui est en partie une parodie de films comme Ocean’s Eleven, où Garcia lui-même tient le rôle du méchant.

Pour rendre hommage à ce grand acteur qui, hélas, est devenu un peu invisible ces derniers temps, du moins en ce qui concerne la sortie européenne de ses films (mais on le retrouvera l’été prochain dans Ghostbusters, dans le rôle du maire de New York), le festival de Locarno propose deux chapitres très distincts de sa filmographie. L’un est, bien sûr, Les Incorruptibles, parce qu’un film de De Palma sur grand écran, ce n’est jamais une mauvaise idée. L’autre est The Lost City, un projet assez particulier : premier long métrage réalisé par Garcia, qui joue aussi aux côtés de Dustin Hoffman et Bill Murray, le film est en quelque sorte une lettre d’amour à son pays d’origine. Mal reçu par la critique lors de sa sortie, il est peut-être prêt, dix ans plus tard, pour une réévaluation. Au public de Locarno d’en décider.

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