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Locarno 2015: toute la couverture

Locarno 2015: Edward Norton rencontre le public

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Deuxième jour de la 68ème édition: le Festival prend vie. Il fait 37 degrés à l'ombre, mais malgré cette canicule étouffante, les festivaliers semblent encore plus nombreux que les années précédentes. Preuve en est: deux heures avant la rencontre avec Edward Norton la tente de l'espace Forum Cinéma, en plein soleil, est prise d'assaut. Tous attendent avec excitation,dans une joyeuse cacophonie, l'arrivée de la star d'Hollywood.

Malheureusement, l'organisation laisse à désirer : les journalistes sont bloqués par des barrières férocement gardées alors que le public entre sans difficulté, en particulier les Tessinois qui connaissent tous les gardiens du temple et, moyennant quelques civilités courtoises, obtiennent le sésdame sans difficultés. Pendant ce temps, votre sous-signée poireaute en plein cagnard depuis... une heure quinze! Enfin, après moult palabres et appels à la responsanble de la presse romande, la représentante de clap.ch peut accéder au Saint des saints. Mais toutes les rangées réservées pour la presse sont déjà occupées par des badauds qui sont, de toute évidence, là pour le plaisir et non pour le travail. Evidemment, il s'agit d'une rencontre avec le public.
©Festival del film Locarno/Marco Abram
Edward Norton a le sens du spectacle: il se fait attendre. Il a d'ailleurs décliné toute interview avec la presse suisse qui «ne l'intéresse pas». A contrario, la presse nationale est bien représentée dans ce parterre agité. A l'âge de 45 ans, l'acteur, nominé trois fois pour un Oscar, a travaillé avec des acteurs comme De Niro et Marlon Brando et avec les meilleurs réalisateurs auxquels un acteur peut aspirer (Woody Allen, Spike Lee Ridley Scott, Wes Anderson et Alejandro Gonzalez Inarritu, pour n'en nommer que quelques-uns).

L'acteurarrive enfin, accueilli par une ovation tonitruante. Malgré la chaleur suffocante, accompagné du directeur artistique du festival Carlo Chatrian qui retrace brièvement sa carrière, ce dernier plaisante devant les portables qui s'agitent pour le prendre en photo: «Si vous arrivez à prendre de bons portraits de moi avec de tels engins, envoyez-les à mon attaché de presse. Sinon, renoncez !» Le message est sans ambiguïté.
©Festival del film Locarno/Marco Abram
Le temps est venu de parcourir sa filmographie. De Primal Fear (Peur primaire), son premier film, jusqu'à récemment Birdman, l'acteur relate des anecdotes, dévoile ses astuces pour obtenir ses rôles: apparemment Inarritu a un tempérament très particulier et Wes Anderson est encore plus ironique et intelligent que l'atmospèhère qui émane de ses chefs-d'œuvre non conventionnels.
Voilà que l'acteur révèle ce que, jeune homme, il aimait : dès son plus jeune âge, il était un vrai fan de Spike Lee et Woody Allen qui a été l'un de ses modèles. A un âge très jeune quand il a vouludiscuté de ses films avec sa mère, professeur de littérature, le public comprend alors quels ne furent l'étonnement et la satisfaction, des annéers plus tard, que l'acteur a ressentis quand il été travailler avec Woody Allen.
Il avoue avec amusement que, quand il a tourné sur le film de Frank Oz, The Scoreil était tellement assombri et confus à l'idée de jouer avec Robert De Niro: «Je ne pouvais pas rester concentré».
©Festival del film Locarno/Marco Abram
Edward Norton qu'il a grandi à Batimora et fait études universitaires à Yale a vécu pendant une période au Japon et a commencé sa carrière en divisant son temps entre le théâtre et des scénarios pour la télévision, mais «plus aujourd'hui - ironiquement - malgré le potentiel de la nouvelle télévision qui repousse les frontières. Si adapter des romans d'autrui m'a pris des années, je préfère ne pas tenter d'écrire des romans mais continuer plutôt à adapter à ceux des autres sur grand écran.» Il a beau être diplômé de Yale, il cherche ses mots, distillant une élocution lentre, entrecoupée de pauses parfois logues. L'art oratoire ne semble pas tâche aisée pour l'acteur qui a pris la poudre d'escampette à peine la rencontre terminée.

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