Actualité & Articles
Locarno 2015: toute la couverture

Locarno 2105: "Jack" d'Elisabeth Scharang

Rédigé par |

2 claps

Le 8 août, le film autrichien Jack a eu les honneurs de la Piazza Grande en deuxième partie de soirée après Trainwreck de Judd Apatow. Il s'agit d'une approche sur le parcours du tueur en série Jack Unterweger par la réalisatrice autrichienne Elisabeth Scharang, présente à Locarno avec ses acteurs (Johannes Krisch, Corinna Harfourch), son producteur et son caméraman pour la première mondiale du film.

Lors de la conférence de presse, la réalisatrice, qui a surtout travaillé sur des documentaires, a rappelé que Johann "Jack" Unterweger fait partie de l'inconscient collectif autrichien et est une image très connue dans le pays. Pour les non-initiés, la cinéaste a expliqué que ce tueur en série autrichien, qui a vécu de 1950 à 1994, a assassiné des prostituées dans plusieurs pays. Reconnu coupable du meurtre d'une jeune fille en 1974, il fut incarcéré quinze ans et a été libéré en 1990 comme un exemple de réhabilitation. Ayant commencé à écrire en prison, il est devenu un journaliste de petite célébrité, mais dans les mois qui ont suivi sa libération, il a recommencé à tuer à nouveau. Il se suicida suite à une condamnation pour plusieurs meurtres. Le psychiatre autrichien Reinhard Haller a diagnostiqué un trouble de la personnalité narcissique en 1994.

Avec une telle matière, Elisabeth Scharang avait de quoi faire. Le film s'ouvre au milieu des années septante alors que Jack Unterweger va commettre le crime qui l'amènera en cellule. La reconstitution historique est convaincante, en particulier au niveau vestimentaire et des véhicules. Johannes Krisch interprète avec conviction le manipulateur narcissique qui exerce une emprise immédiate sur toutes les femmes qu'il croise. Après avoir vu l'acteur à la conférence de presse, riant sans raison apparente au moment de prendre la parole, on se dit qu'il ne s'agit peut-être pas d'un rôle de composition. Le film suit ce parcours de manière très linéaire et pourrait s'apparenter à un téléfilm respectable mais laisse sur sa faim pour un festival.

Dans le même sujet...

Locarno 2015: Panorama Suisse

Posté par |

Découvrez du 6 au 15 août des films suisses actuels au 68ème Festival del film Locarno. Y seront présentés des films ayant été des succès dans d’autres festivals, les favoris du public tout comme des films pas encore sortis en salles.

Locarno 2015: Rétrospective Sam Peckinpah

Posté par |

Cette année, le festival tessinois consacre sa rétrospective au grand réalisateur américain, avec un portrait le plus complet possible d'un des grands auteurs du cinéma et de la télévision.

Locarno 2015: Andy Garcia rencontre le public

Posté par |

L'acteur était convié par le Festival de Locarno pour un prix d'excellence à vie. Actuellement, il travaille sur un projet consacré à Hemingway, snobe la télévision et pense souvent à sa terre natale, "son" Cuba: «Tant qu'il y la famille Castro au pouvoir, je ne reviendrai pas.»

Locarno 2015: Michael Cimino rencontre le public

Posté par |

Le réalisateur, scénariste et producteur lauréat d'un Oscar, auteur de chefs-d'œuvre tels que "The Deer Hunte"r (1978) et "Heaven's Gate" (1980), est arrivé au Festival du film de Locarno pour y recevoir le Léopard d'honneur. En attente d'un nouveau film depuis vingt ans, il précise: «Je préparais un parfait remake pour Clint Eastwood, mais il a dit non.»

Locarno 2015: "Entertainment" de Rick Alverson

Posté par |

La prestation de Turkington dans Entertainment est indéniablement forte mais pour les spectateurs européens, qui ne sont pas familiers avec Neil Hamburger, cet anti-comique, il est difficile de rentrer dans le film qui s'étiole et aurait pu aisément être amputé d'une demi-heure.

Locarno 2015: "Heimatland"

Posté par |

"Heimatland" bouscule, met mal à l'aise et c'est salvateur à l'heure du politiquement correct et de l'édulcoration maladive qui s'empare de plus en plus des gens qui brandissent l'étendard de la tolérance pour excuser tout et n'importe quoi, comme si l'on vivait dans un monde parfait, où chacun pourrait faire ce qu'il voudrait.