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Festival de Zurich 2017: au programme

Festival de Zürich 2017: Jusqu'à la garde

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Fraîchement détenteur de deux prix à la Mostra de Venise – Lion d’argent de la mise en scène et Prix de la Première œuvre –, Jusqu’à la garde est un drame familial haletant réalisé par Xavier Legrand et sélectionné pour la compétition pour l’Oeil d’or.

Le film s’ouvre sur une longue séquence au tribunal de famille. La situation nous est exposée à travers les plaidoyers des avocates des deux partis, celle de Miriam, et d’Antoine Besson. On nous présente les faits. Aussi, la distance d’avec les deux personnages est maintenue. Le divorce est prononcé mais la garde du plus jeune des enfants, Julien, 11 ans, reste à établir. Face aux deux discours divergents, on est dans la position du juge qui doit bien faire son travail, à savoir trancher, au risque de passer à côté de la vérité. La tête remplie des arguments des uns et des autres, on rencontre alors le principal intéressé dans cette affaire : Julien. Le jeune garçon est le premier à souffrir de la bataille juridique et des manipulations que se livrent ses parents. Julien refuse de parler à son père. Or, celui-ci obtient la garde partagée. Contraint à satisfaire les deux camps qui se vouent une haine glaciale, le garçon est constamment en porte-à-faux avec un père impassible et bien malhabile quand il s'agit de montrer son affection.

La tension qui se noue progressivement autour de ce petit jeu d’évitement, d'influence et de mensonges peut causer de légères palpitations cardiaques. À défaut d’un dénouement qu’on aurait voulu un peu plus subtile aux vues de la complexité des personnages, Jusqu’à la garde est une brillante démonstration de la puissance d’un cinéma « réaliste », dénué de psychologisation (un style que d’aucuns pourraient trouver trop aseptisé), allié à une construction dramatique au rythme millimétré. Pour qu’une telle mécanique fonctionne, les acteurs se doivent d’être convaincants, ce qui est le cas de Denis Ménochet, Léa Drucker et surtout le jeune Thomas Gioria, bouleversant. Restez sur vos gardes, car le mot (nous l’a rappelé le présentateur du film) a un double sens… Vous voilà prévenus!

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