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Cannes 2019: J’ai posé un lapin à Elton

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Comme tous les festivals majeurs, Cannes propose beaucoup de films, voire trop. Impossible de tout voir, que ce soit pour des questions de temps ou, tout bêtement, de priorités rédactionnelles. Nous en avions parlé il y a deux ans: paradoxalement, ceux qui ont les badges presse avec la meilleure priorité d’accès aux salles sont souvent ceux qui ont moins de temps pour voir certains films, entre interviews et délais de publication. 

Ce matin, à 11h au Grand Théâtre Lumière, les journalistes ont pu assister à la deuxième séance de Rocketman, film hors compétition réalisé par Dexter Fletcher et inspiré de la vie d’Elton John, qui a accompagné l’équipe sur la Croisette. Oui, j’ai bien dit deuxième séance, car pour de raisons de planning la presse n’a pas pu voir le nouveau long métrage de Fletcher en même temps que la séance officielle (hier soir à 19h) ou quelques heures avant, la Salle Debussy étant destinée aux séances du Certain Regard jusqu’à 22h environ. Et bien que la projection du matin soit marquée sur le calendrier des projections presse, elle était aussi accessible aux spectateurs munis d’invitation, ce qui veut dire que certains journalistes sont restés dehors. 

Pour ma part, j’ai choisi de ne pas y aller du tout, pour deux raisons essentiellement: je n’ai aucune obligation de le couvrir sur place, ce qui me permet de le voir tranquillement en salle à Lausanne le jour de la sortie, le 29 mai; et plus ou moins en même temps, à 11h45, la Quinzaine des Réalisateurs proposait la première mondiale de First Love, le dernier long métrage en date du cinéaste japonais Takashi Miike. Le choix était facile: Rocketman m’intéresse beaucoup, mais il sort dans quelques jours; First Love m’intéresse un peu plus, et on ne le verra vraisemblablement pas en salle dehors des festivals (pour la Suisse, on ose imaginer qu’il sera à l’affiche dans le cadre du NIFFF au mois de juillet, comme la plupart des Miike des dernières années). 

Verdict: Miike a signé un nouveau film absolument déjanté et jouissif, rempli de folie visuelle et d’énergie débordante. Il y a la yakuza, de la drogue, des décapitations, de la boxe, et une des séquences les plus époustouflantes de sa filmographie (une critique plus détaillée suivra prochainement). Quant à Rocketman, mes collègues qui l’ont vu semblent l’avoir globalement apprécié, et je me réjouis donc de le découvrir au cinéma une fois rentré de Cannes. En revanche, j’irai bientôt voir le nouveau film de Pedro Almodóvar, sélectionné en compétition, alors qu’il sort en salle aujourd’hui un peu partout. La raison est très simple: un de mes médias m’a demandé de le couvrir. Et ce qui passe en même temps dans d’autres sections sera rattrapable demain matin…