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Star Wars: L'Ascension de Skywalker

 
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Les critiques assassines à l'encontre de la saga Star Wars reviennent à intervalles réguliers à la sortie de chaque nouvel opus. Entre les fans qui poussent des cris d'orfraie parce que les films ne correspondent pas à leurs attentes et les hostiles de la première heure qui ne voient dans ces films qu'un divertissement pour geeks, la horde est toujours prête à hurler telle une meute affamée devant un steak saignant.

La dernière trilogie en date ne fait pas exception à la règle: entre un JJ Abrams accusé de faire du fan service sur Le Réveil de la Force et un Rian Johnson conspué car remettant en cause les fondamentaux de la saga sur Les derniers Jedi, JJ Abrams est de retour et se fait à nouveau taper dessus pour L'Ascension de Skywalker (mon Dieu, que les détracteurs sont prévisibles).

Pourtant, pour qui le cynisme et l'ironie, bien que caractéristiques de notre époque, ne sont pas une fatalité, L'Ascension de Skywalker conclue la saga de Lucas avec les honneurs et une véritable émotion. En s'intéressant aux origines de Rey (excellente Daisy Ridley), Abrams confère à son film une réelle densité qui porte le mythe de la lignée Skywalker à son apogée. Par ailleurs, et c'est la grande réussite du film, la relation Ben Solo / Rey est dessinée avec une finesse et une émotion inattendues, traitant en sous-texte de l'héritage du lien filial dont il peut être bien difficile de s'extirper. Impossible enfin de ne pas souligner la prestation d'Adam Driver qui confirme une fois de plus qu'il est l'un des acteurs contemporains les plus talentueux.

La famille (celle du sang, celle du coeur): c'est bien là le grand sujet de la saga Star Wars. Conscient de ce substrat qui sous-tend l'intégralité des opus, Abrams le creuse encore un peu plus dans L'Ascension de Skywalker pour le laisser exploser dans plusieurs scènes où l'émotion la plus pure le dispute à un questionnement sur le choix, la fatalité et le libre-arbitre.

Certes, certains arcs narratifs amorcés ne sont pas menés à leur terme. Certes, un trop plein d'idées peut nuire à l'équilibre de l'ensemble. Mais c'est finalement bien peu de choses devant un spectacle de chaque instant où l'émotion ne faiblit jamais, jusqu'au plan final qui boucle la boucle de la plus belle des façons.

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