| Réalisateur: | Joe Wright |
| Acteurs: | Robert Downey Jr., Jamie Foxx et Catherine Keener |
| Genre: | Drame, Biopic |
| Pays: USA, UK | Durée: 117 mins |
| Age légal: Tous | Age conseillé: Tous |
| Distributeur: | Universal Pictures Switzerland |
| Date de sortie: | 23.12.2009 |
| Lien officiel: | http://www.soloist.ch |
| Critique: | Sandrine Bodin |
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L'histoire du musicien Nathaniel Ayers. Atteint de schyzophrénie puis sans abris, il joue du violon sur les trottoirs de Los Angeles. Un journaliste du Los Angeles Time, Steve Lopez, le prends sous son aile.
Bande annonce |
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Adapté d’une histoire vraie et tiré du livre The Soloist : A Lost Dream, an Unlikely Friendship, and the Redemptive Power of Music, Le soliste narre la rencontre et l’amitié improbable entre le chroniqueur du Los Angeles Times, Steve Lopez et Nathaniel Ayers, un musicien SDF schizophrène. Le journaliste, en pleine crise existentielle, se met en tête d’aider Nathaniel à sortir du monde de la rue, même si ce dernier n’en éprouve pas spécialement le besoin. Au final, ce sont la naïveté désarmante et les messages d’espoir véhiculés par le musicien qui transformeront Steve Lopez.
L’intérêt du film repose sans conteste sur l’excellente prestation de ses acteurs principaux. Robert Downey Jr incarne avec sobriété et justesse ce journaliste cynique et désabusé qui au contact de Nathaniel, va retrouver son humanité. Jamie Foxx (oscarisé pour son interprétation de Ray Charles) n’est pas en reste. Non content d’approcher physiquement au plus près de son personnage, il incarne avec beaucoup de réalisme un Ayers torturé, fragile et fascinant, frôlant la caricature sans jamais y céder. Le Soliste propose également une vision originale de la maladie mentale et dénonce le quotidien des sans domicile fixe.
Ceci dit, Joe Wright (Orgueil et préjugés, Reviens-moi…) a voulu traiter de nombreux thèmes qui s’entremêlent du coup de façon maladroite : le sort des SDF, l’amitié, le pouvoir de la musique, la presse écrite, la maladie mentale etc. De ce fait, le cinéaste reste malheureusement trop à la surface des choses tout en manquant parfois cruellement de subtilité. Enfin, le film souffre de nombreuses longueurs qui brisent le rythme du récit.
Au final, un film ambitieux qui ne convainc qu’à moitié malgré la qualité de son casting et son exceptionnelle utilisation musicale. A noter, que le vrai Nathaniel Ayers apparaît au premier plan lors de la scène au Walt Disney Concert Hall. |