| Réalisateur: | Eugenio Polgovsky |
| Genre: | Documentaire |
| Pays: Mexique | Durée: 90 mins |
| Age légal: 12 ans | Age conseillé: 16 ans |
| Distributeur: | Trigon |
| Date de sortie: | 24.02.2010 |
| Critique: | Vincent Bürgy |
| Note: |
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En bas âge, les enfants commencent déjà à travailler dans les campagnes mexicaines. Los herederos est un portrait de leur vie et de leur combat pour la survie. Ces enfants travaillent sur des fermes, sculptent et peignent des alebrijes, sont bergers, fabriquent des briques, tissent des vêtements, prennent soin de leurs jeunes frères et sœurs, vont puiser l’eau, cultivent les tomates, les piments, le maïs et travaillent à plusieurs autres activités. Ils ont hérité des outils et des techniques de leurs ancêtres mais ont aussi hérité de leurs dures conditions de vie. Les générations défilent et les enfants travailleurs demeurent, héritiers captifs d’un cycle de pauvreté.
Bande annonce |
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Sans ambages, ni artifices, le documentariste Eugenio Polgovsky emmène le spectateur dans les campagnes mexicaines, à la suite des enfants travailleurs, employés dès leur plus jeune âge. Travaillants du matin au soir au milieu des champs, des bois ou des tranchés, où les bancs d'école semblent à des années lumières de ces enfants prisonniers de la pauvreté. Evoquant la noirceur entrevue dans l'ultime oeuvre du brésilien José Padilha, Garapa.
Les Héritiers (Los Herederos) frappe par son économie de paroles, sa nudité, aucun commentaire ou interview n'y coupant, exceptée quelques paroles lâchées ci et là... Comme un sample, le film se déroule, assénant son refrain saisissant et bouleversant, nulle empathie ne transpirant. A l'image des activités exercées par les mômes, harassantes et incessantes.
Si l'enchaînement peut apparaître lassant et répétitif, le film a une façon presque haletante de rendre la réalité. Un rythme répétitif, saccadé, confrontant le spectateur à un mode vie semblant venu d'un autre temps. A nouveau, le réalisateur mexicain étonne, alignant des prises de vues très recherchées. Car, comme décris plus haut, sans proposer autre chose que cette longue liste de scènes, Les Héritiers parvient à révolter et instaler un puissant malaise chez son spectateur.
Petit bijou tragique, la seconde production d'Eugenio Polgovsky est avare en instants saisissants, poussant son spectateur à la révolte, sans pour autant verser dans le mirabilisme. A ne pas manquer! |