

| Réalisateur: | Richard Berry |
| Acteurs: | Jean Reno, Kad Merad et Jean-Pierre Darroussin |
| Genre: | Policier |
| Pays: France | Durée: 115 mins |
| Age légal: 16 ans | Age conseillé: 16 ans |
| Distributeur: | Pathé Distibution |
| Date de sortie: | 24.03.2010 |
| Critique: | Nicolas Jacot |
| Note: |
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Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.
Bande annonce |
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En adaptant le livre de Franz Olivier Giesbert, le réalisateur Richard Berry réussit totalement son pari de réaliser un film sur un sujet fort et compliqué tout en conservant le ton et le rythme des meilleurs polars. L'histoire à la Kill Bill n'est certes pas très originale et nécessite un certain nombre de scènes pour véritablement se mettre en place en raison de nombreux flash-backs inaboutis et inutiles qui viennent casser le rythme. Malgré ces défauts, le spectateur sera rapidement saisi par le suspens et appréciera tout particulièrement les scènes de vengeance grisantes et jubilatoires. Mais ce qui fait véritablement la force de ce polar c'est la qualité de son interprétation. On n'oubliera rapidement Jean-Pierre Darroussin, personnage finalement quelque peu superflu, pour se concentrer sur la "trinité" formée par le gentil voyou, le méchant voyou et le policier (ou en l'occurrence la policière). Pour le rôle titre, Jean Reno était tout simplement un passage obligé: l'immortel c'est lui et on se délecte de le retrouver dans un rôle fort à l'image de celui de Léon après une accumulation de personnages indignes et insipides dont le Bezu Fache du Da Vinci Code en fut le paroxysme. A ses côtés, l'omniprésent Kad Merad est étonnamment convaincant en méchant. Quant à l'ancienne Robin des Bois, Marina Foïs, elle vient compléter admirablement le trio pour ses premiers pas dans le film de genre. Le rôle, très loin du cliché habituel de la femme flic, est admirablement interprété, tout en retenue et est, à ce titre, la plus grande réussite du film. Flirtant habilement entre film social et scènes d'action, L'Immortel vient ajouter son nom à une liste déjà longues de polars français et et se place dignement dans la lignée de Ne le dis à personne.
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