| Réalisateur: | Guy Ritchie |
| Acteurs: | Robert Downey Jr., Jude Law et Mark Strong |
| Genre: | Aventure, Action |
| Pays: USA | Durée: 128 mins |
| Age légal: 12 ans | Age conseillé: 14 ans |
| Date de sortie: | 03.02.2010 |
| Critique: | Vincent Bürgy |
| Note: |
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Les aventures du célèbre détective privé britannique et de son fidèle acolyte dans le Londres du XIXème siècle...
Bande annonce |
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Ressuscité par Guy Ritchie, Sherlock Holmes nous revient dans la peau d'un super héros, teigneux, volontiers cogneur, dans un film nourri d'action, d'humour et de suspense. Suffisant pour mettre un certain Avatar K.O.? A voir.
Il ne fait décidément pas bon vivre dans le Londres de 1890. Une série de meurtres rituels étranges sème la panique la ville. Heureusement, Sherlock Holmes (Robert Downey Jr.) et son fidèle compagnon, le docteur Watson (Jude Law), y mettent rapidement un terme, avec l'arrestation du détraqué Lord Blackwood (Mark Strong). Condamné à l'échafaud, l'infâme prévient notre vaillant détective: la mort n'a pas de prise sur lui et il y aura encore d'autres morts. Ses paroles ne tardent pas à se vérifier. A peine exécuter que la série de crimes se poursuit. Accompagné de Watson, Holmes s'attelle à démêler le fil de cette enquête, qui les mènera au coeur d'un terrible complot, visant ni plus ni moins que la destruction de l'Angleterre!
Lancé sur les chapeaux de roues, Sherlock Holmes s'ouvre sur de superbes décors et quelques scènes d'action, parfaitement filmées. La première demie-heure marche à merveille. L'intrigue est rapidement et solidement montée, les personnages présentés, avec en sus, la patte visuelle bien reconnaissable de l'ancien monsieur Madonna. C'est par la suite que tout s'effrite... L'heure suivante perce à jour tous les défauts du film. A commencer par le scénario, brouillon et désordonné. Bien malgré lui, le spectateur se retrouve entraîné dans un dédale d'histoires de second plan. De quoi perdre les pédales...
Des aventures tonitruante, des rebondissements multiples, des affrontements à la pelle et une réalisation dynamique ne parviennent à masquer le contenu irrégulier. Car, on le sent, Guy Ritchie a voulu bien faire. Oui, mais... Les ralentis à la tonnes et des héros totalement dépravés et pervertis, additionnés à une histoire boiteuse, finissent de saper l'intérêt du spectateur. La mise en scène surprenante et la splendide musique de Hans Zimmer ne parvenant à endiguer la déception. Il n'empêche en pleine forme, Robert Downey Jr. s'en donne à coeur joie, offrant une interprétation joliment décalée. Défendant les intérêts du docteur Watson, Jude Law est également tout en ironie. Dans la foulée, Mark Strong confirme tous les espoirs placés en lui.
A défaut de convaincre, Sherlock Holmes ouvre surtout la voie à une lucrative nouvelle franchise. En effet, la conclusion en appelle déjà à une suite, qui s'articulera autour du professeur Moriarty (le nom de Brad Pitt est souvent évoqué). |