Film

John Carter John Carter (v.o)

Date de sortie 07.03.2012
Durée 140 minutes
Age 10/12
Pays
Distributeur Disney
Genre Science fiction , Aventure
Note CLAP.CH
 
3/5
Note du public
 
3.8/5

Synopsis

Le cinéaste oscarisé Andrew Stanton signe avec JOHN CARTER un grand film d’aventures qui se déroule sur la planète Barsoom (Mars), peuplée de tribus guerrières et d’extraordinaires créatures. Tiré du premier livre du « Cycle de Mars » d’Edgar Rice Burroughs, le film raconte le fascinant voyage de John Carter, qui se retrouve inexplicablement transporté sur Barsoom, au cœur d’une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de son peuple est entre ses mains…
Critiques

Patrick Ramuz | Lundi 5 mars 2012
 

Aujourd'hui, lorsque l'on veut porter à l'écran une oeuvre littéraire d'heroic fantasy, la principale difficulté est sans doute de parvenir à accrocher un public qui a déjà tout vu, tout entendu depuis La Guerre des étoiles, Le Seigneur des anneaux, Les Chroniques de Narnia et j'en passe.

De son propre aveu, Andrew Stanton, le réalisateur de Wall.E, a eu beaucoup de peine à résoudre le casse-tête de l'adaptation cinématographique des livres d'Edgar Rice Burroughs, Le Cycle de Mars. Il fallait bien sûr relever toutes sortes de challenges techniques pour réussir à transposer visuellement l'univers exotique imaginé par l'écrivain britannique. Mais le véritable défi était d'ordre narratif : comment donner rapidement aux spectateurs les clés de ce monde inconnu, tout en faisant tenir un récit épique dans un film de deux heures et quelques? Après avoir travaillé six ans sur le projet, Stanton a finalement opté pour la manière forte. Avec l'enthousiasme d'un Gaulois rempli de potion magique, il débute son film en fonçant tête baissée dans le tas de Romains que nous sommes. Accrochez-vous, ça va ventiler.

Vlan ! Nous voilà projetés sur une planète inconnue pour une présentation très speed du conflit qui oppose les deux peuples « humains » régnant sur Mars. Cette introduction énervée digne du prologue du Retour de la Momie est suivie d'un passage sur terre bouclé en une dizaine de minutes. Le film nous réexpédie ensuite illico sur la planète rouge pour un nouveau déluge d'informations. Résultat : en une petite demi-heure, Andrew Stanton nous a balancé toute la sauce. La planète Barsoom. Le peuple d'Helium qui, étonnamment, ne fait rigoler personne quand il parle. Son Grand Jeddak, Tardos Mors (Celui qui arrive toujours en retard à table). La princesse Dejah Thoris. Des méchants dont je ne sais plus le nom, dirigé par un ignoble chef, dont je ne sais plus le nom. Les guerriers Tarks et leur chef, Tars Tarkas, grand danseur de sirtaki. Des vaisseaux ressemblants à des libellules. Des bouledogues crapauds. Les Therns, qui sont bien ce qu'ils sont. A ce stade, on me donnerait du Barack Obama ou du Telly Savalas que je ne broncherais même pas. Ça brasse beaucoup d'air, ça se tabasse, ça explose de partout, à un tel point que, sur le moment, je ne retiens pas grand-chose de ce Who's who de Barsoom... Ah si, une chose: le héros est accoutré comme Tarzan et fait vraiment des bonds gigantesques quand il saute sur Mars. Vu de loin en 3D, à travers mes lunettes maculées de traces de doigts et de reste de kebab, ce Carter, qui tient plus de Vince que de Jimmy, ressemble à une puce (avec un pagne). Il a vraiment le pied martien, le petit ! Je retiens aussi que les créatures en motion capture sont plus convaincantes que les humains déguisés pour Carnaval : lorsque votre guerrier longiligne à mandibules fait passer plus d'émotion que votre Thoris de Princesse, aussi charmante qu'une brocante organisée par Siegfried et Roy, c'est que vous avez un sérieux problème de crédibilité.

En résumé, j'ai beau percevoir la passion du cinéaste pour son projet, je n'arrive pas vraiment à m'intéresser à ce spectacle débridé, la faute à des dialogues creux, à un humour un peu facile et, il faut bien le dire, à un déluge de kitsch. Ça tombe bien, c'est précisément le nom de l'acteur qui interprète Carter ; en voilà un casting qu'il est bon.

A l'heure où l'excellente série Game of Thrones (dans un mode nettement plus sombre, certes) prend dix épisodes pour nous faire découvrir petit à petit un monde imaginaire d'une grande richesse, il est regrettable que le studio Disney et Andrew Stanton se soient crus obligés d'emprunter la voie express pour nous faire visiter celui de John Carter. Un soupçon de mystère en plus, quelques respirations entre deux foires d'empoigne, le temps de creuser davantage les personnages, auraient fait le plus grand bien au film.

Au bout du compte, si ce divertissement inoffensif ne démérite pas, il souffre surtout de la comparaison avec les autres succès populaires qui l'ont précédé...ce qui est assez injuste puisque ces films doivent certainement beaucoup à Edgar Rice Burroughs et son œuvre centenaire. Mais j'ai bien peur pour Andrew Stanton que le public, de retour sur terre au terme de cette aventure, n'ait pas très envie – contrairement à John Carter – de retourner un jour sur Mars.


Remy Dewarrat | Lundi 5 mars 2012
 

Difficile de s'attaquer à la critique d'un film dont le sujet à priori ne fait pas partie de votre univers. Mais force est de constater qu'ici la sauce prend joliment, car on s'attache très vite à ce John Carter et à tout ce qui lui arrive. Taylor Kitch y est d'ailleurs pour beaucoup, mais de loin pas seulement.

Ce récit de science-fiction est du pain béni pour un réalisateur qui vient de l'animation. Andrew Stanton, à qui l'on doit Le Monde de Nemo et WALL-E, s'en donne à cœur joie car tout ici est sujet à un traitement qui a recours aux images de synthèse. Tous les plans recèlent au moins un effet visuel spécial. Il y a les créatures qui peuplent la planète Barsoom, aussi connue sous le nom de Mars, comme les impressionnants singes blancs. Le film regorge aussi de véhicules spatiaux incroyables. Et, dans cet univers qui lui est inconnu, John Carter bénéficie d'un super pouvoir qui lui permet de faire des bonds dantesques et de les maîtriser. Il y a un tel soin apporté dans toutes ces prouesses techniques incluant autant la création de décors, l'animation, l'intégration et le rendu final, que l'on finit par oublier que ce sont des effets spéciaux tellement ils sont naturels à l'atmosphère générale du long métrage.

John Carter intègre parfaitement la notion de film d'aventure grâce à un rythme soutenu et une volonté de retrouver ce qui faisait les belles heures du genre. Il possède un souffle épique comme cela faisait bien longtemps que l'on en avait vu un si remarquable sur grand écran. Et, pour ne rien gâcher, il y a pas mal d'humour comme la scène où John Carter fait l'apprentissage de son pouvoir hors norme.

Ne vous privez surtout pas de ce très bon divertissement qui n'est pas juste une performance technique, mais possède une âme, et ce n'est pas toujours le cas dans le monde bien étrange des blockbusters.

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Votre avis sur ce film:
 

Bryan | 22.11.2012 21:14
 
Un excellent film d'aventure, où on se laisse plonger dans un univers intriguant. Malgré tout, comparé à d'autres films de son genre, il reste un peu en dessous. A voir, puis passons à autre chose.