Film

Cosmopolis Cosmopolis (v.o)

Date de sortie 25.05.2012
Durée 108 minutes
Age 14/16
Pays
Distributeur Ascot Elite
Genre Drame , Thriller
Réalisateur David Cronenberg
Acteur Mathieu Amalric Jay Baruchel Juliette Binoche [+]
Note CLAP.CH
 
5/5
Note du public
 
1.7/5
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Synopsis

Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les vingt-quatre heures les plus importantes de sa vie.

Sortie DVD et Bluray le 20 septembre 2012

Caractéristiques du Bluray

  • Langues/audio: Français et Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres français
  • Image: 1080/24P High Definition 1.85:1 / 16:9
  • Age 14 ans

David Cronenberg

Mathieu Amalric

Jay Baruchel

Juliette Binoche

Kevin Durand

Sarah Gadon

Paul Giamatti

Emily Hampshire

Anna Hardwick

Maria Juan Garcias

K'Naan

Patricia McKenzie

Samantha Morton

Robert Pattinson

George Touliatos

Critiques

Remy Dewarrat | Mercredi 23 mai 2012
 

Le grand David Cronenberg adapte avec maestria le roman culte et visionnaire de Don DeLillo, Cosmopolis. Pour retranscrire la désincarnation de l'univers dans lequel évolue Eric Michael Packer, un trader multimilliardaire imbu de sa personne et dont l'arrogance le dispute à la vacuité, le réalisateur de Spider fait le choix pertinent d'aseptiser tout ce qui se passe autour de son protagoniste principal, en atténuant le son ambiant de manière à ce que l'on entende très clairement, voire même artificiellement, les nombreux dialogues sur lesquels reposent le film et ce même dans les séquences les plus peuplées, avec comme point d'orgue celle de la rave party. Dans la limousine dernier cri de Packer par exemple, le son extérieur ne pénètre pas et cela donne la sensation d'être dans une bulle hermétique qui se ballade lentement dans un New-York en effervescence due à la visite du président des Etats-Unis. Malgré cet événement, Packer décide de traverser toute la ville pour se rendre chez son coiffeur. Escorté en permanence par trois gardes du corps, il a le sentiment qu'on pourrait lui en vouloir et attenter à sa vie, et ces vingt-quatre heures vont lui faire perdre le peu de repères qu'il lui reste.

Ce roman était fait pour David Cronenberg par son aspect très visuel et son côté surréaliste. Il l'adapte quasiment à la virgule près, ce qui nous donne droit à de longues scènes où Packer parle avec son entourage soit dans sa limousine, soit à l'extérieur quand il reconnaît des gens dans la rue et va vers eux. Il croise trois fois la femme qu'il vient d'épouser et avec laquelle il aimerait avoir des relations sexuelles plus fréquentes. Il prend le temps d'honorer une de ses maîtresses dans sa voiture, et une autre dans une chambre d'hôtel. Alors qu'il parle boulot avec une de ses collaboratrices dans son véhicule, véritable petit salon ambulant, il se fait faire son check-up quotidien par un médecin qui lui apprend que sa prostate est asymétrique. Dehors, plus la journée se fait avaler par la nuit, plus les événements s'enchaînent. Sa voiture est prise à partie par une manifestation d'anticapitalistes, qui jettent des rats morts sur les gens, et perd toute sa blancheur virginale.

La limousine interminable est traitée comme un personnage à part entière et toute la violence qui fond sur Packer doit franchir cette barrière de protection pour l'atteindre. Dans son véhicule, rien n'atteint Packer, mais dès qu'il en sort, malgré l'omniprésence de sa protection rapprochée, il est à la merci de tout et tous. La caméra de Cronenberg, qui bénéficie d'une photographie magnifique signée Peter Suschitzky, suit Packer au plus près, mais elle est elle aussi comme enfermée dans des carcans qui l'empêchent de s'évader ou de sortir de la ligne qu'on lui impose. Elle ne se permet que quelques courtes désobéissances comme quand elle va chercher l'image des chaussures de Packer que caresse son amante, par exemple. La musique de Howard Shore aborde exactement le même procédé en étant entièrement composée d'instruments ayant obligatoirement besoin de la technologie pour exister.

Dans le rôle de Packer, Robert Pattinson fait des merveilles. Le comédien anglais possède cette arrogance hautaine qui sied tellement à son personnage. Il tient tout le film sur ses épaules en étant présent dans l'intégralité des scènes du long métrage. Il faut voir son petit sourire en coin quand il pénètre dans l'immeuble de la séquence ultime.

Il semblerait que, d'après un sondage MTV (sic), Cosmopolis soit le film le plus attendu de l'année avant l'épisode final de la saga Twilight. Les fans du vampire édulcoré Edward Cullen risquent de déchanter car le dernier né de Cronenberg est à l'opposé total du produit lisse et sans âme que l'on regarde entre amis un soir de week-end. C'est une nouvelle fois une expérience cinématographique qui risque de dépasser ceux qui ne supportent plus guère que ce qui est conçu pour les masses selon des recettes de supermarché. Cosmopolis est une œuvre exigeante qui ne se consomme pas, mais se mérite et se déguste, même si la digestion risque d'être douloureuse chez certain(e)s.

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Votre avis sur ce film:
 

Charlotte | 28.05.2012 23:11
Si on veut qu'il n'y ait bientôt plus un spectateur dans les salles obscures, il suffit de continuer à faire des films comme ça: un scénario alambiqué, des acteurs médiocres, une technique approximative. Un pauvre type qui se promène dans sa limousine dans New York, et qui rencontre des copines faciles... je n'en dirais pas plus. NUL, ARCHINUL!

Alexandra | 28.05.2012 07:01
Je suis d'accord avec ceux qui disent que c'est le pire navet de l'année, voire du siècle. Le "réalisateur" se moque clairement du spectateur avec un film bizarre et sans aucun intérêt. L'acteur principal est aussi expressif qu'une huitre et devrait changer de profession tant il est mauvais. A sa décharge, il n'est pas aidé par un scénario minimaliste et des dialogues indigents. Un film qui donne envie de ne plus jamais mettre un pied au cinéma. Heureusement, il n'a eu aucun prix à cannes. il n'aurait plus manqué que cela...

Albus | 27.05.2012 06:48
Pas tellement d'accord avec Johanna. Cannes c'est pas Cosmopolis, allez voir de Rouille et d'os. Ensuite Johanna critique presque tout ce qu'il y a de bon dans ce film: La photographie est superbe et les acteurs sont parfaits. Ensuite, on comprend ou pas, on adhère ou pas à l'histoire. Mais ça c'est une autre discussion. Pour ma part je n'ai rien compris, cela n'en fait pas pour autant un navet !

Johanna | 26.05.2012 17:39
Il y a longtemps que je n'avais pas vu une telle daube: une absence totale de scénario, des acteurs qui visiblement préfèreraient être ailleurs, pas de mise en scène, et c'est filmé de façon approximative. Le seul message de ce film est d'ennuyer le pauvre spectateur qui aura cru que la sélection à Cannes est un gage de qualité! NUL NUL NUL! un bon conseil: évitez ce navet!

Albus | 25.05.2012 19:05
De la masturbation intellectuelle. Pas pour moi :-(