Film

Her Her (v.o)

Date de sortie 26.03.2014
Durée 120 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur Ascot Elite
Genre Comédie dramatique
Réalisateur Spike Jonze
Acteur Amy Adams Joaquin Phoenix Olivia Wilde
Voix Scarlett Johansson
Note CLAP.CH
 
2.8/5
Note du public
 
3.8/5
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Synopsis

Oscar et Golden Globe du meilleur scénario

5 nominations aux Oscars dont meilleur film

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly est un homme complexe et profond qui gagne sa vie en écrivant des lettres personnelles et touchantes pour d’autres gens. Le cœur brisé par la fin d’une longue relation sentimentale, son attention est attirée par un nouveau système d’exploitation annoncé comme une entité intuitive qui s’adapte à chaque individu. Au démarrage, Theodore a le plaisir de faire la connaissance de "Samantha", une voix féminine et claire qui a de la répartie, de la sensibilité et un étonnant sens de l’humour. Alors que les besoins et désirs de la machine se développent au même rythme que les siens, leur amitié se développe peu à peu en un amour l’un pour l’autre. Le réalisateur Spike Jonze nous offre sa perspective unique sur une histoire d’amour originale qui explore l’évolution – et les risques – de l’intimité dans la société moderne.

Spike Jonze

Amy Adams

Joaquin Phoenix

Olivia Wilde

Scarlett Johansson

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 24 mars 2014
 

CONTRE

Adulé par une frange cinéphile qui parle du Septième Art avec le petit doigt en l'air, Spike Jonze, qui doit son succès à Dans la peau de John Malkovich, une arnaque qui n'avait de prétention que la vacuité, se terminant dans un aveu de faiblesse, sans aucune conviction, et qui avait lamentablement porté à l'écran un livre pour enfant de 20 pages (Max et les maximonstres) en en faisant une nostalgie puante, chère aux trentenaires et plus, qui se réfugient dans leur enfance à la moindre contrariété, style: c'était tellement mieux avant, revient sur le devant de la scène avec un film qui a volé le prix du meilleur scénario original aux derniers Golden Globes et Oscars, face à Nebraska ou Dallas Buyers Club.

Trois mots viennent à l'esprit pour résumer cette entreprise poussive: long, ennuyeux et terriblement bavard. Certe, Her part d'une bonne idée, mais c'est tout. Le pire dans l'affaire c'est le sentimentalisme désincarné dans un monde pas si futuriste que cela qui cherche à émouvoir les esprits par des artifices racoleurs, très à la mode dans le si joli univers du divertissement roi. Le héros principal (pour que l'on ne voit pas sa fameuse cicatrice, ce pauvre Joaquin Phoenix est affublé d'une moustache aussi ringarde que ses vêtements) travaille dans une entreprise qui écrit informatiquement des lettres intimes sous forme manuscrite pour des clients qui ne savent plus rien faire sans assistance électronique. Sur le point de divorcer, il tombe amoureux de la voix de sa secrétaire personnelle (Scarlett Johansson), un gadget avec qui il converse pendant des heures en croyant qu'il est le seul à qui elle accorde autant de temps et d'attention.

Ce monde atroce qui relaie l'humain à une larve ayant besoin d'assistance pour un oui ou un non, après avoir perdu ce qui fait sa différence pour la confier à des machines sans âme, fait froid dans le dos, sans n'être jamais vraiment mis en cause. En gros, Spike Jonze signe un film chimérique sur les chimères, digne des pires ouvrages de la collection Arlequin, tellement il est pétri de niaiserie.


Max Borg | Lundi 24 mars 2014
 

POUR

Et si on tombait amoureux d'un ordinateur? Non, il ne s'agit pas d'une mauvaise blague, même si la question a eu justement cette fonction à plusieurs reprises, notamment dans un épisode de la série comique américaine The Big Bang Theory; on parle, plutôt, de la prémisse du nouveau long-métrage de Spike Jonze, Her, qui arrive dans nos salles après avoir décroché, entre autres, l'Oscar pour le scénario original et le prix pour la meilleure actrice au Festival de Rome. Cette dernière récompense, attribuée à Scarlett Johansson par un jury qui avait pour président un cinéaste tel que James Gray, a fait beaucoup parler de soi, pour une raison assez particulière: Johansson, comédienne très belle et très talentueuse, actuellement à l'affiche dans le deuxième volet de Captain America, n'apparaît pas physiquement dans Her.

En fait, l'actrice de Lost in Translation, qui a remplacé Samantha Morton après le tournage, prête sa voix à un système d'exploitation issu d'une nouvelle technologie capable de créer, dans le futur proche imaginé par Jonze, des entités qui s'adaptent intuitivement à chaque individu. "Samantha", tel est le nom de cette version spécifique du système, gère la vie informatique de Theodore Twombly (Joaquin Phoenix), un jeune homme qui gagne sa vie en écrivant des lettres pour d'autres personnes. Toujours vulnérable en raison de son divorce et vivant dans une société où le contact humain devient plus rare, Theodore découvre que "Samantha", qui trie les mails et choisit la musique qu'il écoute en se promenant, est celle qui le comprend mieux. Alors que sa voisine (Amy Adams) a l'air de souffrir à cause de son homme, Theodore décide d'explorer toutes les possibilités offertes par sa relation avec "Samantha". Mais pourra-t-il jamais être vraiment heureux en vivant une histoire d'amour "virtuelle"?

Spike Jonze est un homme de cinéma dont la carrière s'articule de plusieurs façons, très différentes: on peut le voir, acteur, dans des films comme Moneyball de Bennett Miller ou The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese; il produit une trilogie purement ludique, au goût discutable, telle que Jackass, ainsi que son dérivé tout récent, Bad Grandpa, où Johnny Knoxville, s'inspirant de Sacha Baron Cohen, s'amuse à berner les gens déguisé en "papi cochon"; enfin, en tant que réalisateur, il voyage à travers différents domaines du fantastique, tout en gardant un interêt pour l'être humain et ses intéractions avec les autres. Le fil rouge de cette troisième tranche de sa filmographie, c'est le personnage principal masculin, seul contre tous: Craig Schwartz (John Cusack), qui arrive à donner un sens à sa vie en entrant Dans la tête de John Malkovich; Charlie Kaufman, vrai scénariste qui, dans Adaptation, interagit avec un jumeau fictif, Donald (avec Nicolas Cage dans les deux rôles); Max (Max Records), le petit garçon qui se fait élire roi d'un monde imaginaire pour ne pas devoir se confronter à des problèmes en famille (Max et les Maximonstres); et Theodore, malheureux en amour sauf avec son ordinateur.

Cette relation est drôle, certes, mais Jonze ne la traite jamais comme une blague: en se concentrant sur le visage troublé de Phoenix et la voix douce, séduisante et touchante de Johansson, raison pour laquelle il vaut mieux voir le film en anglais, il construit un récit qui, à une époque où une grande partie de nos interactions quotidiennes se font par e-mail, Facebook, Twitter et autres, n'est pas si invraisemblable que ça. "Samantha" n'est pas réelle, mais elle le devient à travers l'écriture nuancée de Jonze, qui situe l'action dans un monde qui n'est pas si différent du nôtre: pour donner vie à une version future de Los Angeles, aucun trucage en studio a été nécéssaire, juste la décision de tourner la plupart des scènes à Shanghai. On se trouve donc face à de la science fiction qui ne s'éloigne jamais trop de la réalité. On est toujours dans un monde décalé typique de son auteur, bien sûr, mais tellement peuplé d'émotion et d'humanité qu'il en devient "réel". À cet égard, Jonze est un peu comme Theodore, qui arrive à produire des lettres qui ont l'air d'avoir été écrites à la main en les dictant à son ordi. C'est-à-dire, il a signé quelque chose de bien irréel, mais on y croit, du début à la fin.

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Votre avis sur ce film:
 

Vincent | 15.04.2014 11:46
 
Les critiques au vitriol de Remy Dewarrat ont l'art de me faire bondir. Il n'en sera rien cette fois. "Her" est effectivement un gros raté qui pèche par sa suffisance et une certaines arrogance. Le traitement des sentiments des personnages, car c'est bien là le propos du film, relève de l'indigence. Je pourrai également m'étendre sur l'aspect technique du film, dont les effets proviennent presque uniquement du montage. Ennuyeux et à éviter.

Spike | 01.04.2014 11:00
 
Quelle critique lamentable, mal écrite (bonjour la première phrase à rallonge) et qui contient autant de hargne que de fautes de français et d'orthographe, c'est-à-dire énormément. Ne pas aimer un film et l'exprimer peut se faire sans vomir sa misanthropie sur le lecteur...

vincenzobino | 26.03.2014 18:26
 
"Le cœur est comme une boîte a lettres. Plus on l'aime et plus elle se remplit". Cette réplique extraite du film résume parfaitement la problématique de notre héros, incapable de tenir une relation amoureuse durable... jusqu'à sa rencontre avec une O.S. Malgré quelques longueurs au début, c'est sous le charme que je suis sorti de la projection. -grâce au procès indirect que pose Jonze aux nanophobes et a leur fermeture complète au monde extérieur; ainsi qu'aux innombrables allusions a la science-fiction littéraire (Orwell, C.Clarke entre autres): scénario magistral et fort justement oscarise. -Grâce au casting parfait emmené par un Joaquim Phœnix topissime et Scarlet Johansson qui signe une performance vocale hallucinante. Grace a la BO de Maroon 5 magnifique. A recommander et si possible en V.O...

Simon | 24.03.2014 15:48
 
« Her », ou plutôt « Est-il possible d’avoir une liaison avec une machine ? » C’est précisément donc à cette question que Theodore Twombly (Joaquin Phoenix) va se retrouver confronté dans le nouveau long-métrage de Spike Jonze. Si l’histoire est déjà prenante (la preuve étant que le film a gagné l’oscar du meilleur scénario), les acteurs sont tout aussi parfaits dans leur rôle respectif, surtout Joaquin Phoenix. Petite déception peut-être sur le fait que l’on ne voie pas assez Olivia Wilde à l’écran. Concernant Scarlett Johansson, même si le spectateur n’entendra que sa voix, elle a vraiment fait un superbe effort pour l’adapter aux émotions et aux dires de Joaquin Phoenix. Le film est vraiment très drôle et inventif : en clair, j’ai vraiment beaucoup aimé ! Peut-être pas indispensable de le voir au cinéma, mais clairement quand il sera en DVD ! Merci beaucoup à Clap de m’avoir permis d’assister à l’avant-première de ce film !

aroyer | 24.03.2014 12:46
 
Un scénario original, un acteur toujours juste, Her est un film qui se veut simple, mais dont les dialogues apportent une profondeur incroyable au film. Le sujet du film s’inscrit parfaitement dans l’air du temps et ne saurait se réduire à « l’amour virtuel » ou « la dépendance aux smartphones », tant les personnages sont complets et leurs relations compliquées. Spike Jonz nous touche, nous fait rire et nous laisse avec une certaine mélancolie à la fin. J’avoue sans aucune honte que ce film m'a vraiment marqué.

xaodespinfols | 24.03.2014 10:40
 
Un film brillant dont on ne ressort pas indemne. A travers une histoire très originale et magnifiquement traitée Spike Jonze explore l'essence même de la nature humaine et des rapports que nous entretenons ( ou pas ) avec nos prochains. Joaquin Phoenix est parfait et la voix de Scarlett Johansson absolument envoutante. Petit clin d'oeil pour les costumes qui raviront les hipsters de tout bord. Une réussite sur toute la ligne !!!!!