Film

I Care a Lot I Care a Lot (v.o)

Date de sortie 12.05.2021
Durée 118 minutes
Age 16/16
Pays Royaume-Uni (United Kingdom) , États-Unis (United States)
Distributeur Impuls Pictures AG
Genre Thriller
Réalisateur J Blakeson
Acteur Peter Dinklage Eiza Gonzalez Nicholas Logan [+]
Scénariste J Blakeson
Auteur J Blakeson
Note CLAP.CH
 
1/5
Note du public Aucun vote
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Synopsis

Forte d'un aplomb à toute épreuve, Marla Grayson (Rosamund Pike, primée aux Golden Globes) est une tutrice professionnelle nommée par les tribunaux pour s'occuper de dizaines de personnes âgées. Elle use de techniques douteuses, mais néanmoins légales, pour s'emparer des biens des gens qui lui sont confiés. Une mécanique bien huilée que Marla et Fran (Eiza González), son associée et amante, utilisent avec une efficacité redoutable sur leur dernière victime, Jennifer Peterson (Dianne Wiest, deux fois primée aux Oscars), une retraitée fortunée sans famille ni héritier. Mais quand leur proie s'avère cacher elle aussi de terribles secrets et entretenir des liens avec un gangster lunatique (Peter Dinklage, primé aux Golden Globes), Marla se voit contrainte de revoir sa stratégie, prise dans un jeu de prédateurs sans règles ni principes.

J Blakeson

Peter Dinklage

Eiza Gonzalez

Nicholas Logan

Chris Messina

Rosamund Pike

Dianne Wiest

J Blakeson

J Blakeson

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 10 mai 2021
 

Le bal des salopes

Ce film, qui défend un personnage immonde tout en le condamnant à la fin dans une morale douteuse, est sans doute la chose la moins recommandable parvenue sur nos écrans de cinéma depuis la réouverture des salles.

Tout commence très mal par la voix off d’une femme qui se targue d’’être une lionne dans une société qui, selon elle, ne comporte plus que deux catégories: les pauvres et les riches, les agneaux et les lions. On se dit que l’on va encore avoir droit à l’un de ses produits nauséeux qui prônent ouvertement la philosophie de la loi du plus fort, leitmotiv du capitalisme libéral. Et on n’a pas tort de s’inquiéter. Suit une scène où l’on découvre Marla Grayson, tutrice professionnelle sensée venir en aide aux personnes âgées dans le besoin, lors d’un procès où un pauvre bougre l’accuse de l’empêcher de rendre visite à sa mère, enfermée dans une maison de retraite. Soutenue par un juge dont la naïveté, ou plutôt la cupidité, dépasse l’entendement, Marla gagne son procès. A la sortie du tribunal, alors qu’elle retrouve sa fiancée Fran, son accusateur lui crache au visage à juste titre. On a droit alors à une tirade pitoyable issue du féminisme actuel, qui s’approche de plus en plus dangereusement de la pure et simple misandrie, évoquant évidemment les attribut génitaux mâles.

Voilà, les bases sont posées: Marla est un être abject qui profite de la faiblesse de ses clients pour les démunir de tous leurs biens. Elle est aidée par son amante, qui constitue un personnage absolument insipide, et une doctoresse toute aussi pendable. Moyennant une commission très confortable, cette dernière propose une nouvelle proie idéale à Marla. Supposée être sans aucune attache familiale, Jennifer Peterson, que l’on va expulser de chez elle avec le renfort de la police sous prétexte qu’elle ne peut plus vivre seule, va donner du fil à retordre ä Marla et Fran. En effet, celle-ci est en relation avec la maffia russe représentée par une personne de petite taille très irascible du nom de Roman Lunyov.

Donc, cette garce de Marla va avoir affaire à plus retors qu’elle et payer l’addition de sa veulerie. La belle affaire! Dans un simplisme confondant, le film va prendre fait et cause pour Marla face à d’ignobles maffieux caricaturaux. Ce parti pris plus que discutable atteint les plus profondes abysses dans la scène hautement ridicule où Marla évite la noyade miraculeusement. Il est dès lors impossible de s’accrocher à cette galerie de personnages démunis de toute humanité et de tout charisme. Marla et Roman n’ont plus d’autre échappatoire que de s’allier et tout pourrait finir ainsi, dans une totale immoralité sans complexe. Mais, dans une pirouette digne des pires produits dédiés aux petits écrans, ce film peu recommandable se permet une morale, certes justifiable, qui arrive bien trop tard et de manière beaucoup trop facile pour sauver quoi que ce soit dans cette chose très dispensable.

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