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A History of Violence

A History of Violence
Réalisateur: David Cronenberg
Acteurs: Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris et William Hurt
Genre: Drame
Pays: U.S.A. Durée: 96 mins
Age légal: Tous Age conseillé: Tous
Date de sortie: 02.11.2005
Lien officiel: http://www.historyofviolence.com
Critique: Remy Dewarrat
Note: *

Synopsis

Après avoir massacré tous les employés d'un motel, deux tueurs prennent la route dans la moiteur du petit matin. Des milliers de kilomètres plus loin, à court de liquidités, ils pénètrent dans un café et s'apprêtent à commettre un nouveau forfait, mais Tom Stall (Viggo Mortensen), le propriétaire des lieux, un père de famille tranquille, réagit promptement et les abat tous deux.

 

Blessé à un pied, Tom sort de l'hôpital en héros. Le lendemain, un groupe de trois mystérieux hommes trop bien habillés pour ce trou perdu de l'Amérique profonde, pénètrent dans l'établissement de Tom. L'un deux (Ed Harris) s'adresse à Tom en l'appelant Joey Cusack et lui parle de Philadelphia, mais Tom ne voit pas de quoi il s'agit et il n'a jamais mis les pieds à Philadelphia.

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Critique

Pour les fans du père de Videodrome, ce nouveau projet est attendu avec impatience et curiosité, voire anxiété, car il s'agit d'un film de commande que Cronenberg a livré tout de suite après le capotage de son Pain Killers.

Eh bien rassurez-vous, car A history of violence possède tous les aspects du chef-d'oeuvre. Dès la scène d'ouverture, le cinéaste canadien nous embarque dans un voyage au sein même de la violence. Du coup, il opte pour une mise en scène toute en finesse qui s'attarde sur la psychologie de ses personnages et la conséquence de leurs actes. Les scènes de violence procèdent de la même manière et le cadrage choisi par Cronenberg oblige le spectateur à la prendre de plein fouet sans artifice graphique ou sonore. Cette violence universelle devient alors d'une extrême brutalité comme un dernier recours à la survie.

Mais il est difficile, sans trop dévoiler l'intrigue, de parler du personnage de Tom (Viggo Mortensen au sommet de son art) qui a, lui, un rapport différent à cette violence. Disons juste que chez lui, elle est enfouie depuis longtemps, mais que les fantômes du passé la réveillent brutalement. Et c'est grâce à elle que Tom pourra retrouver la tranquillité. Ainsi le propos du film devient très sarcastique : peut-on utiliser autre chose que la violence pour la combattre ? Bien sûr, Cronenberg ne répond pas à la question et tant mieux, car il préfère nous laisser notre opinion sur la question et ne pas se poser en moralisateur. L'histoire et les personnages de cette perle noire donnent à réfléchir sur des Etats-Unis en totale perdition à force de libéralisme. On sort de là avec la même impression que nous avait laissé Orange mécanique de Stanley Kubrick, une sublime interrogation sur les rapports entre l'homme et sa nature instinctivement violente.

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