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A Single Man

A Single Man
Réalisateur: Tom Ford
Acteurs: Colin Firth, Julianne Moore et Nicholas Hoult
Durée: 99 mins
Age légal: 12 ans Age conseillé: 16 ans
Date de sortie: 24.02.2010
Critique: Vincent Bürgy
Note: * * * *

Horaires

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Synopsis

Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim.

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Critique

A une époque, où une histoire de créatures bleues planquées dans une forêt fluo est, ni plus ni moins, considérée comme un chef d'oeuvre du septième art. A single man fait figure d'ovni et risque d'en rebuter certains, car là, question effets spéciaux, il faudra repasser. A single man est un film particulier, au-dessus de la moyenne des films qui pullulent dans les salles chaque semaine.

Très libre de ton, sans jouer le révolutionnaire, le film nous emmène dans le Los Angeles des sixties. Dans ce climat tendu, entre guerre froide et crise des missiles à Cuba, la vie de George Falconer (Colin Firth) éclate. La vie de ce paisible professeur d'université a pris un sale tour depuis la mort de son compagnon de 16 ans, Jim (Nicholas Hoult), brutalement enlevé par un accident de voiture. Le temps passe et la blessure reste. Un matin, bien décidé, il se lève avec l'intention d'en finir. Le spectateur est alors lancé dans les pas de ce personnage dans une série d'événements et flashs back. Une journée, pas comme les autres, qui verra George retrouver le goût à la vie et changer radicalement le cours de son existence.

Première réalisation du couturier Tom Ford, le film détonne par ses prises de vue. Audacieux, parfois peu académique. Le réalisateur joue et parfois abuse des changements de teintes, alternant couleurs grisées et colorés. Ces choix donne au film une ambiance très particulière, très charnelle et sensuelle. L'oeil et son motif sont très récurrents, de l'affiche énorme de Psychose au regard de la séduisante voisine, renforce ce sentiment. Loin du film froid et chirurgical que l'on pouvait craindre. A ce titre, il n'est pas sans rappeler Amer, premier long-métrage d'Hélène Cattet et de Bruno Forzani, présenté au LUFF 2009 ou certains succès de Wong Kar Wai.

L'aspect esthétique de A single man séduit également. Léchées et soignées, les images renforcent l'aspect dramatique de la réalisation et y ajoute un certain malaise. Malheureusement, à force de trop vouloir styliser, Tom Ford tombe dans de tristes travers. Les images évoquants parfois plus une pub classe, qu'un véritable récit.

A single man, c'est également l'occasion de découvrir Colin Firth, dans un registre qu'on ne lui connaissait pas. Gagnant en maturité, l'acteur britannique excelle face à ses partenaires, de Jon Kortajarena en sosie de James Dean, à Ryan Simpkins en ange séducteur, en passant par Nicholas Hoult, play-boy irrésistible. Evoquant l'Amber Waves de Boogie Nights, Julianne Moore marque également le film de sa présence.

Sans réelle innovation, que ce soit au niveau narratif ou scénaristique, A single man se place comme l'une des meilleures surprises de ce début d'année et offre un superbe message d'amour, malgré le pessimisme qui se dégage du film.

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Commentaires

1 commentaire
Yaki il y a 8 mois

Il me tarde de le découvrir!