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Avatar Spécial édition

Avatar Spécial édition
Réalisateur: James Cameron
Acteurs: Sam Worthington, Zoe Saldana et Sigourney Weaver
Genre: Science-fiction
Pays: USA Durée: 161 mins
Age légal: 12 ans Age conseillé: 12 ans
Date de sortie: 01.09.2010
Lien officiel: http://www.avatarmovie.com/
Critique: Didier De Iaco
Note: * * * *

Horaires

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Synopsis

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

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Critique

Il fait noir. 11 ans après Titanic, le spectateur s'apprête à découvrir le nouveau film de James Cameron. L'attente prend fin, Avatar commence. Nous sommes enfermés dans un caisson avec Jake Sully, soldat vétéran paraplégique. Les plans, superbes et soutenus par la voix off de Jake, s'enchaînent presque trop rapidement ne laissant pas à l'oeil le temps de se reposer sur ces images en 3D relief époustouflantes. Puis, le moment-clé arrive. La nacelle de la navette s'ouvre et le spectateur, en caméra subjective, sort en courant et fait ses premiers pas sur Pandora. L'immersion est complète. L'aventure peut démarrer.

Les 160 minutes du film s'enchaînent alors sans temps mort. La trame est pourtant classique. Cameron revisite simplement le mythe de Pocahontas et le transpose au 22ème siècle. John Smith fait place à Jake Sully (même initiales…) et Neytiri est le double incarné de la princesse indienne, fille du chef de la tribu et promise au grand guerrier jaloux de l'arrivée de cet homme blanc colonisateur. Mais Jake, protégé par mère nature, est recueilli chez les Na'vi et épouse leurs coutumes jusqu'à devenir leur allié dans la guerre qui les oppose à l'envahisseur.

Ce n'est donc assurément pas du côté du scénario qu'il faut aller chercher une quelconque révolution. Par contre la narration très linéaire d'un récit universellement connu et aux thèmes trop souvent exploités permet à Cameron d'assurer le fond tout en se concentrant sur l'aspect visuel. Et autant dire que son pari est réussi. Le travail réalisé avec Weta Workshop est stupéfiant. On ne distingue absolument plus le réel du virtuel et la maîtrise de la technologie en 3D relief nous immerge encore plus dans ce monde à l'imaginaire foisonnant.

Quant aux acteurs ils sont impeccables. Animés grâce à la technologie de la Motion Capture les Na'vi sont tout à fait crédibles et le duo formé par Sam Worthington et Zoë Saldana fonctionne à merveille. La voix légèrement cassée de Zoë ancre encore plus Neytiri dans la réalité. Quant aux autres personnages, ils sont plutôt caricaturaux et Cameron sombre un peu trop souvent dans le manichéisme. Il y a les très méchants (excellent Stephen Lang) et les très gentils (dont la sublime Sigourney Weaver) et tout ça manque un peu de finesse.

Malgré tout, la sauce prend et le film défile à grande vitesse, supporté par une bande originale de bonne facture de James Horner. Quant au fameux dernier plan, il fera couler beaucoup d'encre. Les acteurs de chair et d'os ont-ils encore un avenir dans ce cinéma-ci ou seront-ils remplacés par leur avatar. Il suffit de voir la gueule inimitable de Stephen Lang pour comprendre que le film se répond à lui-même.

Bonus

Vidéo trottoir lors de l'Avatar Day du 28 août 2009

Lire le script complet en PDF

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Commentaires

4 commentaires
Marin il y a 9 mois

Epoustouflant. Effets spéciaux à rester coller au siège. Images féériques.

Yavin il y a 9 mois

Un spectacle inoubliable!

Laurent il y a 9 mois

45 minutes avant le début de la séance, la salle est déjà presque pleine. Les quelques fauteuils encore libres ne le restent plus bien longtemps. Les spectateurs manipulent avec impatience leurs paires de lunettes 3D. Les minutes s’égrènent. La salle est maintenant bondée. Tout le monde est prêt. Et les lumières s’éteignent, enfin…Un message s’affiche sur l’écran, enjoignant le public à mettre les fameuses lunettes. Avatar va enfin se révéler.
Le nouveau film de James Cameron aura suscité une attente telle que la projection prendra des allures de véritable libération, tant l’impatience et les espoirs auront été nourris non seulement par la qualité des précédents films du metteur en scène, mais également par l’ambition du projet et les images diffusées sur le net.
On nous annonçait une révolution cinématographique. Non seulement c’en est une, mais Cameron balaye au passage tous les essais passés en matière de 3D au cinéma. L’utilisation du relief est ici pensée en termes de narration, et pas en termes d’effets racoleurs, le réalisateur usant du procédé pour faire naître une immersion telle que la distance séparant le spectateur de l’écran est totalement annihilée. Le monde de Pandora s’offrant à nos yeux devient palpable, physique, sensoriel. La faune et la flore, d’un niveau de détail inouï (impossible de tout percevoir tant cet univers est riche), nous enveloppent totalement, subjuguant les yeux, l’ouïe, l’épiderme, en un mot, nous imprégnant 2h45 durant.

Avatar raconte l’histoire de Jake Sully, ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant et envoyé sur la planète Pandora, où un groupe industriel souhaite mettre la main sur un minerai rarissime. L’atmosphère de Pandora étant toxique, le programme Avatar a été créé, permettant à des humains de lier leur esprit à l’avatar d’un autochtone de Pandora (un Na’vi). Sous cette forme, Jake reçoit pour mission d’infiltrer le peuple Na’vi, ce dernier constituant un obstacle à l’exploitation du fameux minerai. Mais sa rencontre avec la sublime Neytiri va changer le cours de son existence.

L’on pourra bien entendu voir dans Avatar une relecture de Pocahontas, mais le film va bien au-delà de la rencontre de deux êtres que tout sépare. En effet, Cameron livre avant tout une œuvre profondément animiste, tissant un lien étroit entre chaque être vivant, reliant arbres, animaux et indigènes dans une même énergie (voir ici la magnifique idée de la tresse permettant de relier les esprits), et soulignant le caractère profondément précieux de toute chose vivante. Cameron ne situe jamais son film sur le terrain de l’écologie (contrairement à ce que l’on a pu lire ici ou là). En effet, il ne livre à aucun moment de manifeste, d'étude ou de discours moralisateur, mais élève au contraire sa thématique vers la poésie pure, le mystique, la métaphysique, loin de tout substrat pédagogique ou scientifique. Le metteur en scène célèbre la vie, sa valeur, sa fragilité, et ne fait jamais tomber son récit dans la vulgarité du pamphlet facile.
Avatar s’avère également une œuvre profondément humaniste, anéantissant purement et simplement toute idée de racisme et de différence. A ce titre, la scène finale est la plus belle illustration cinématographique que l’on ait pu voir sur ce thème, représentation ultime de l’acceptation de l’autre comme son semblable.

Formellement, James Cameron reste ce réalisateur d’exception que l’on a quitté en 1997 avec Titanic, gérant ses scènes d’action comme ses séquences de dialogues avec une fluidité et une efficacité visuelles qui forcent le respect. Par ailleurs, le metteur en scène a poussé dans ses derniers retranchements la technique du perfomance capture, procédé permettant d’enregistrer grâce à des capteurs les mouvements et les expressions des acteurs pour les traiter ensuite numériquement. Les Na’vi, créés grâce à ce procédé, sont d’une véracité qui relève du jamais vu dans le genre. Impossible de déceler la moindre différence entre les personnages humains et les habitants de Pandora.

On pourra toujours reprocher à Cameron le caractère manichéen de certains points du scénario (les puissants contre les faibles, le bien contre le mal), ce serait faire bien peu de cas de la maestria avec laquelle le réalisateur les utilise pour les mener vers des cimes insoupçonnées, transcendant son postulat avec une classe visuelle et une force émotionnelle époustouflantes.

Le générique de fin défile. Les lumières se rallument. La salle applaudit. Les spectateurs enlèvent leurs lunettes, les yeux remplis d’images, le cœur débordant d’émotion, le souffle coupé et la gorge nouée.

A la question de savoir ce qu’il en est du cinéma en ce début de millénaire, James Cameron a apporté la plus belle des réponses : il ne disparaîtra jamais.

Albus il y a 9 mois

Cette visite de Pandora est tout simplement inoubliable. Féérique, superbe, impressionnant et merveilleux. Un grand moment de cinéma. James Cameron n'a pas menti et aura su nous faire attendre pour nous offrir cette nouvelle technologie qui a assurément de belles années devant elle. A voir en 3D si possible et revoir à l'infini. James Cameron reste le Roi du monde !!!