| Réalisateur: | Jim Sheridan |
| Acteurs: | Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire et Natalie Portman |
| Genre: | Drame |
| Durée: 110 mins | |
| Age légal: 14 ans | Age conseillé: 14 ans |
| Distributeur: | Elite Films |
| Date de sortie: | 03.02.2010 |
| Critique: | Vincent Bürgy |
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Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Sam est envoyé par l'ONU en mission à l'étranger et confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s'occuper de sa famille. Lorsque Sam est porté disparu et présumé mort, Tommy et Grace se rapprochent contre toute attente. C'est alors que Sam revient du front...
Bande annonce |
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Avec un synopsis évoquant dans un premier temps, un pauvre remake du Pearl Harbor de Michael Bay, bourré de testostérone et de suffisance. Brothers gomme rapidement ce mauvais pressentiment, malgré une entame poussive et peu aguicheuse. Le septième film de l'Irlandais Jim Sheridan, auteur des remarqués My Left Foot et Au nom du père, offre une plongée dans une famille américaine, que l'on peut presque décrire comme étant typique. Sam (Tobey Maguire), vaillant Marines, s'apprête à quitter sa famille et sa petite ville proprette, pour les montagnes afghanes. Mais, quelques jours avant le grand départ, le retour de son frère, Tommy (Jake Gillenhaal), fraîchement libéré, vient semer la zizanie, dans cette famille, bien sous tout rapport. Des tensions, qui vont aller crescendo, suite à la disparition de Sam, lors d'une mission militaire. Désemparés, Tommy et Grace (Natalie Portmann), vont finir par se rapprocher, avant que Sam ne réapparaisse, sain et sauf. Adaption du drame danois Brødre, sorti en 2004 et réalisé par la très inspirée Susanne Bier, Brothers offre une réflexion pertinente et nécessaire sur ces soldats, psychologiquement mutilés et de retour dans leur patrie, ainsi que les implications et les conséquences pour la cellule familiale. Un sujet de société brûlant, alors que plusieurs centaines de milliers de soldats américains sont aujourd'hui engagés entre Afghanistan et Irak. Se basant sur une narration, mainte fois éprouvée (séparation-adultère-pardon), Jim Sheridan peine toutefois à entraîner le spectateur dans son sillon. En effet, malgré un casting de choix, l'emballement et l'éventuelle surprise tant attendue tarde à venir. Le déferlement d'émotion des derniers instants du film, parvient cependant à redonner un intérêt au film, après un début décevant. Dans cette critique acerbe des Etats-Unis, conservatrices et religieuses, nourries de clichés, s'y retrouve toute la verve du réalisateur irlandais. Il y expose toute l'incohérence de la société américaine et de ses héros, parfois peu recommandables. |