Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce film digne des plus grandes épopées américaines.Un sel adjectif pour qualifier ce film: MAGNIFIQUE!


| Réalisateur: | Steven Spielberg |
| Acteurs: | Jeremy Irvine, Emily Watson et Peter Mullan |
| Genre: | Drame |
| Pays: USA | Durée: 149 mins |
| Age légal: 12 ans | Age conseillé: 12 ans |
| Distributeur: | Walt Disney Pictures |
| Date de sortie: | 22.02.2012 |
| Lien officiel: | http://www.cheval-de-guerre.ch |
| Critique: | Patrick Ramuz |
| Note: |
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Une histoire d'amitié entre Albert un jeune garçon et son cheval Joey. Vendu à la cavalerie britannique dans les premières heures de la Première Guerre mondiale, Joey est directement envoyé au front. Mais il est capturé par les Allemands qui n'hésitent pas à s'en servir dans les combats. Albert, qui est encore trop jeune pour s'engager, décide de se lancer dans une mission de secours pour libérer son cheval...
Bande annonce |
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Avec ce long métrage épique, rappelant les grands classiques hollywoodiens d'antan, Steven Spielberg continue de brouiller les pistes. On savait depuis longtemps que l'homme était une véritable machine à filmer, un cinéaste désireux d'explorer tous les genres, mais il semble qu'après l'expérience frustrante du quatrième Indiana Jones, sa volonté de se renouveler sans cesse soit plus ferme que jamais. Ainsi, on est heureux de constater qu'après Il faut sauver le soldat Ryan, War horse n'est pas un film de guerre de plus dans sa filmographie. L'intention clairement affichée par Spielberg est de nous raconter en toute simplicité l'histoire d'une amitié profonde entre un jeune homme (Albert) et un cheval (Joey) durant la première guerre mondiale. Ce faisant, le réalisateur retourne aux sources de la narration classique au cinéma, à l'époque où les sujets « sérieux » étaient traités dans des longs métrages susceptibles d'être vus par l'ensemble de la famille ; tous les westerns et les films de guerre des années 40 et 50 peuvent être regardés par un enfant de 8 ou 9 ans sans qu'il en sorte traumatisé. Sans vouloir passer pour un cinéphile rétrograde, il faut bien admettre que cette approche est devenue extrêmement rare dans le cinéma populaire, la course au réalisme et à l'adrénaline imposant aujourd'hui des méthodes plus musclées pour remuer des spectateurs facilement blasés. Après The Artist, Cheval de guerre rappelle qu'il n'y a rien de mal, de temps à autre, à lever le pied et s'en remettre à la force de l'histoire que l'on raconte. Certes, tout n'est pas aussi simple. Dans des mains moins expertes que celles de Spielberg, ce conte pour enfants se retrouverait rapidement submergé par l'eau de rose. La plupart de temps, l'imagination débordante du cinéaste, sa créativité dans la composition des plans et la puissance de ses images finissent par transcender son récit. En l'occurrence, le conte se double d'un vibrant plaidoyer contre la guerre dès la sublime séquence de la charge de la cavalerie anglaise. Le pari audacieux du cinéaste est de réussir à filmer le conflit en adoptant le point de vue d'un animal. Joey est une créature innocente, mais c'est aussi une force de la nature qui traverse le combat et la désolation en passant d'un camp à l'autre, toujours prête à servir son nouveau maître, sans pour autant oublier le lien qui l'unit à Albert. Le pari est relevé haut la main par le réalisateur américain qui évite tout anthropomorphisme et s'applique à filmer un cheval sans cesse en mouvement, fuyant l'horreur pour tenter de rejoindre la terre qui l'a vu naître. Dans un tel chaos, s'arrêter, c'est risquer d'être paralysé par la peur. S'arrêter, c'est abandonner et mourir. De ce point de vue, l'émotion qui se dégage naturellement du récit atteint son apogée lorsque Joey, usé par l'effort et acculé dans un bourbier face à un tank, s'élance à travers le no man's land dans un dernier sursaut pour sa survie et sa liberté. Une fuite éperdue, poignante, qui conduit tout droit à la scène-clé du film, au cours de laquelle deux soldats ennemis viennent en aide à l'animal prisonnier des barbelés. Le temps d'une scène, tout est dit. Cheval de guerre recèle bien d'autres thèmes encore. On pense notamment à son évocation de la toute-puissance de la nature qui finit toujours par imposer sa loi à l'homme, même si celui-ci lui oppose la plus destructrice des technologies. Joey symbolise également la nature en tant qu'ultime repère pour l'être humain brisé qui cherche à garder sa dignité en essayant de sauver ce que la terre lui a confié. En raison de quelques passages un peu « légers » (les déserteurs allemands, les échanges entre le grand-père et sa petite-fille), Cheval de guerre ne fait peut-être pas partie des meilleurs longs métrages de Spielberg, mais il est certainement une œuvre chaleureuse et apaisante, offerte dans un somptueux écrin (blanc, forcément). « Tout doux, tout doux... »
Note : Dans la version originale, les personnages français et allemands s'expriment en anglais avec, malheureusement, un accent quelque peu dérangeant et qui vient légèrement perturber l'harmonie de l'ensemble. Une fois n'est pas coutume, la version française – de très bonne qualité – est préférable. Patrick Ramuz, invité clap du mois de février 2012 (voir sa page) |
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« Spielberg’s List »: le classement des 27 films de Steven Spielberg, par Patrick Ramuz |
Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce film digne des plus grandes épopées américaines.Un sel adjectif pour qualifier ce film: MAGNIFIQUE!
Ce film est une pure merveille!!! le sujet n'était pourtant pas très alléchant: l'histoire d'un maître que ne veut pas quitter son cheval et qui est même obligé de s'engager pour le suivre. Mais c'est réalisé par Spielberg et cela fait probablement toute la différence.C'est filmé divinement: les images sont d'une beauté époustouflante. Les reconstitutions sont magnifiques. Les scènes de guerre de 14/18 succèdent à des scènes plus légères qui permettent de respirer. La scène de fraternisation entre soldats est très réussie. les personnages sont complexes et très intéressants. j'ai adoré ce film que je vous conseille vivement.