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Jennifer's Body INEDIT EN SUISSE

Jennifer's Body INEDIT EN SUISSE
Réalisateur: Karyn Kusama
Acteurs: Megan Fox, Amanda Seyfried et Johnny Simmons
Genre: Comédie horrifique
Pays: USA Durée: 102 mins
Age légal: 16 ans Age conseillé: 16 ans
Distributeur: 20th Century Fox
Date de sortie: 21.10.2009
Critique: Laurent Scherlen
Note: * * *

Horaires

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Synopsis

Attention, aucune date de sortie prévue en Suisse romande pour l'instant.

Sous l'emprise d'une force intérieure, une jeune pom-pom girl à la vie idéale se met à assassiner les garçons de sa petite ville. Sa meilleure amie va tenter de l'arrêter.

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Bande annonce

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Critique

Responsable du scénario du nauséabond Juno, qui charriait en sous-texte un propos anti-avortement des plus indigestes, Diablo Cody reprend aujourd'hui la plume pour une nouvelle histoire d'adolescentes qui ferait presque passer le goût infect que laissait en bouche son précédent essai.
Narrant l'histoire d' une lycéenne, beauté fatale possédée par un démon, et à qui aucun garçon ne résiste, le film de Karyn Kusama (Girlfight, Aeon Flux), développe le thème du mal sous un angle des plus originaux, sans pour autant marquer d'une pierre blanche le genre dans lequel il s'inscrit (en l'espèce le slasher movie). En effet, le duo Cody/Kusama présente une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres (la bombe brune, son amie blonde à lunettes qui reste dans son ombre, le gothique, le sportif, etc...), en ne parvenant jamais à transcender ces archétypes (n'est pas John Hugues qui veut). Par ailleurs, le jeu inexistant de Megan Fox rappelle que son rôle dans l'industrie hollywoodienne n'est définitivement que physique, l'"actrice" ne semblant pas savoir ce que jouer veut dire, si ce n'est exhiber ses seins, ses fesses et son visage certes joli, mais plus inexpressif qu'un oeil de truite à la sortie du four. Enfin, les codes du slasher sont respectés à la lettre (menace, meurtres, sang, sursauts), sans originalité aucune, ni dans leur utilisation, ni dans leur mise en scène (mis à part une scène de meurtre filmée en ombre chinoise, sortant clairement du lot visuel du reste du métrage).

En revanche, la force de Jennifer's body réside dans son propos: de l'impossibilité de s'affirmer dans le monde (l'adolescence en constituant ici un microcosme représentatif, mais cela aurait également très bien pu être l'enfance) sans une nécessaire dose de mal, aussi infime soit-elle (voir notamment le sort réservé au personnage incarné par l'excellente Amanda Seyfried). En celà, le film s'aventure avec brio sur des sentiers certes déjà défrichés (District 9 en étant le plus récent exemple), mais cependant toujours fertiles si tant est que l’on y propose un traitement singulier (ici le film d’horreur). En effet, Kusama et sa scénariste parviennent à laisser planer un sympathique petit malaise une fois le film terminé, le propos toujours aussi dérangeant de la nécessité du mal pour exister, et de son pendant, la domination de l’autre, parvenant à laisser sa petite empreinte dans l’esprit du spectateur.

Jennifer’s body ne laissera donc pas une marque impérissable dans le genre à l’intérieur duquel il s’inscrit, mais demeure néanmoins un essai original dans ses prétentions thématiques et leur traduction par le biais du film de genre. Ou quand le corps de Megan Fox sert un propos métaphysique. 

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