

| Réalisateur: | Ferzan Ozpetek |
| Acteurs: | Riccardo Scamarcio, Nicole Grimaudo et Alessandro Preziosi |
| Genre: | Comédie dramatique |
| Pays: Italie | Durée: 113 mins |
| Age légal: 16 ans | Age conseillé: 16 ans |
| Distributeur: | Frenetic Films |
| Date de sortie: | 11.08.2010 |
| Critique: | Nicolas Jacot |
| Note: |
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Grande réunion chez les Cantone, illustre famille de Lecce dans les Pouilles, propriétaire d'une célèbre fabrique de pâtes.
Tommaso, le benjamin, veut profiter du dîner pour avouer à tous son homosexualité.
Mais alors qu'il s'apprête à prendre la parole, Antonio, son frère aîné, promis à la tête de l'usine, le précède pour faire… la même révélation.
Scandale général, malaise du père qui chasse le fils indigne.
Tous les espoirs se portent alors sur Tommaso pour reprendre l'affaire familiale et perpétuer le nom des Cantone.
Tommaso a d'autres plans, mais comment peut-il à présent dire la vérité à sa famille ? C'est alors que ses amis romains débarquent pour une visite surprise dans les Pouilles.
Bande annonce |
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Réalisé dans la tradition de la comédie à l'italienne des années 1950-1960, mais placé dans un contexte social propre aux années 2000, Le Premier qui l'a dit (malgré son titre en français particulièrement balourd) se présente comme une satire bien trempée d'une société bourgeoise italienne et provinciale. La réussite de cette comédie peuplée de personnages frôlant parfois la caricature (la grand-mère clairvoyante, la vieille tante alcoolique, le père bourru, etc.) plongés dans des situations vaudevillesques est avant tout due à la qualité de son interprétation (mention spéciale à la palette de second rôles) et à des dialogues particulièrement acérés. Quant à l'omniprésent Riccardo Scarmarcio, il prouve de manière incontestable qu'il est autant à l'aise et crédible en gangster, immigré clandestin, policier, quand apprenti écrivain homosexuel. Léger et pétillant la plupart du temps, le film est malheureusement affublé d'un lourd secret de famille présenté sous forme de flashbacks particulièrement pesants, inutiles et qui, ajoutés aux multiples rallonges et retournements du scénario, viennent casser le rythme vaudevillesque de cette comédie. Malgré ces problèmes de rythme et une certaine naïveté dont fait preuve Ferzan Ozpetek face à quelques situations et qui vient parfois décrédibiliser le propos du film, Le Premier qui l'a dit est incontestablement une comédie sociale réussie qui ne se cantonne pas au pur divertissement grâce à plusieurs réflexions bien trouvées quant à l'évolution de la société italienne depuis le début des années 2000. |