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Sitges 2010 - Jeudi 7 octobre
08.10.2010

Et c'est parti! Après un réveil matinal et une première heure de trajet, j'arrive à l'aéroport où j'enregistre tout le nécessaire, avant de décoller avec un peu de retard. Barcelone, il fait chaud, humide. Par chance, une voiture nous a été organisée par le festival, ce qui nous évite de devoir s'emmêler avec les train et nous permet d'arriver à l'appartement rapidement. Je récupère mon badge à l'impressionnant hôtel du Melia et prends mes billets pour la soirée. Malheureusement pour moi, les séances du film d'ouverture (photo ci-contre), Los Ojos de Julia, sont d'ores et déjà complètes. Je me rattraperai cependant en allant au gala d'ouverture, situé sur les extrémités de la ville, qui offrait dans un cadre tout à fait luxueux un cocktail dinatoire dans une ambiance agréable. Mais je m'égare.

iMDb fête ses 20 ans
30.09.2010

iMDb, pour Internet Movie Database, souffle ses vingt bougies, le 17 octobre prochain. Et célèbre l'occasion en dévoilant un nouvel esthétisme. Le site aux 100 millions de visites mensuelles se targue d'être rien de moins que "Earth's Biggest Movie Database" (la plus grande base de données cinéma au monde). Petit retour sur cette succes story.


Un blanc, un doute et hop, un petit tour sur l'Internet Movie Database. Le cinéphile n'y échappe. Il a pourtant fallu du chemin avant de parvenir au résultat actuel. C'est le 17 octobre 1990, qu'iMDb voit le jour, sous les coups de souris de Col Needham. Le natif de Manchester, alors employé par Hewlett-Packard, propose à l'époque une base de données que l'internaute était invité à installé sur son ordinateur. Les utilisateurs pouvaient alors consulter le générique de tous les films que le fondateur et ses amis avaient vus. On est encore loin de la plate-forme actuelle.

Jacqueline Veuve à La cinémathèque Suisse
29.09.2010

Du dimanche 3 au mardi 19 octobre, la Cinémathèque suisse projette ses cinq derniers films, dont C'était hier, en avant-première le 3 octobre.

Dimanche 3 octobre à 17h00
C'était hier de Jacqueline Veuve
«Lucens, été 1937. Des spectateurs attendent alignés sur les bords des routes le passage des coureurs cyclistes du Tour de Suisse. Les enfants de l’époque se souviennent… A leurs récits, c’est tout le monde ouvrier de ce village qui me revient en mémoire, moi qui enfant étais accueillie dans la maison bourgeoise de mon grand-père, patron d’une fabrique de pierres fines. (…) Si la pauvreté et la misère ont souvent marqué leur enfance, ils ont gardé intact le souvenir de petits bonheurs partagés avec les leurs. Certains ont eu la chance d’aimer leur travail, d’autres ont dû affronter la rudesse du monde ouvrier où, avec dignité, ils se sont battus pour obtenir de meilleures conditions de travail et des salaires décents» (Jacqueline Veuve).

Mardi 5 octobre à 18h30
La Mort du grand-père ou Le Sommeil du juste de Jacqueline Veuve

Chronique de la vie et de la mort, racontée par ses cinq filles, d’un homme représentatif d’une Suisse protestante du début du siècle où la vertu du travail conditionne toute la vie. Il est d’abord paysan, ouvrier puis patron d’une petite entreprise familiale où ses filles travaillent comme ouvrières. L’entreprise devient une fabrique importante qui sera reprise par le fils unique… «Si le film de Jacqueline Veuve est admirable et bouleversant, c’est, en définitive, pour cela: par-delà la précision toute documentaire de ses informations sur la construction d’une entreprise familiale en plein libéralisme industriel, réussir tantôt à exhiber, tantôt à suggérer les mille ambiguïtés de l’amour, de l’amour familial» (Jean-Paul Fargier, Cahiers du cinéma ).

Dimanche 10 octobre à 18h30
Jour de marché de Jacqueline Veuve

«En souvenir du marché de mon enfance à Payerne, j’ai réalisé un film sur celui de Vevey. Pendant un an, j’ai suivi quotidiennement le travail et les loisirs d’une «pêcheuse»; d’un champignonneur italien décédé pendant le tournage; d’un maraîcher qui a tout misé sur la culture biologique, respectueuse de l’environnement; d’un couple d’horticulteurs; d’une vieille paysanne de 91 ans, présente sur la place du marché tous les samedis de l’année avec son fils de 61 ans; d’une marchande de volaille; d’une Camerounaise qui écoule les fruits de son village natal et d’une famille d’agriculteurs maraîchers (…). Tous vendent ici le produit de leur effort et de leur passion mis à rude épreuve par les lois du commerce planétaire» (Jacqueline Veuve).

Mardi 12 octobre à 18h30
La Nébuleuse du coeur de Jacqueline Veuve

Voyage dans le coeur; celui de la réalisatrice avec ses peines, ses joies, ses problèmes médicaux. La pose d’un pacemaker n’est qu’un prétexte pour elle d’aller voir plus loin dans le coeur des autres: Sacré Coeur, coeur de Louis XVII, des transplantés, de saintes, de vierges, d’amour, en cire, en sucre, en or; au musée, chez le boucher ou le chirurgien… Un film en forme d’essai qui évite le sérieux d’un film scientifique. «Ce mélange subtil d’un trait purement physique, lié à notre corps de chair, et de ce qui constitue l’unicité ou l’âme d’une personne se retrouve tout au long de La Nébuleuse du coeur , qui tient à la fois de l’enquête et du poème, du Journal personnel et du livre d’images visant l’évocation plus que l’explication» (Jean-Louis Kuffer, 24 heures ).

Dimanche 17 octobre à 18h30
La Petite dame du Capitole de Jacqueline Veuve

Lucienne Schnegg est une petite femme pleine d’énergie. A 80 ans, elle est toujours aux commandes du cinéma Capitole. Engagée comme secrétaire en 1949, elle en est devenue l’héritière et l’âme du cinéma. Tout à la fois caissière, femme de ménage et directrice, elle nous raconte à travers mille anecdotes son cinéma, le plus beau, le plus grand et le plus ancien de Lausanne. Après-guerre, vingt-cinq personnes y travaillaient, dont six placeurs en livrée, et les spectateurs s’y pressaient. Aujourd’hui, le Capitole n’est plus rentable. Les distributeurs lui préfèrent les multiplexes pour la sortie des grands films.
En avant-programme, un autre portait de femme: Irène Reymond, artiste peintre, 1902-1998, qui fut la tante de la cinéaste.

Mardi 19 octobre à 18h30
Un Petit coin de paradis de Jacqueline Veuve

«C’est l’histoire de la seconde vie d’Ossona, un hameau valaisan situé dans le Val d’Hérens en Suisse, abandonné dans les années 1960 et qui devient le projet-pilote d’un site agro-touristique. De 2005 à 2008, nous avons suivi la réhabilitation de ce lieu classé zone de développement durable et ses acteurs. Les uns ont entre 14 et 16 ans. Ils sont nés en Haïti, au Maroc ou à Sion. Ils fréquentent une institution pour adolescents en difficultés. (…) Une fois par semaine, entre chantiers et travaux agricoles, ils s’investissent dans la remise en état de ce hameau fantôme. Les autres ont entre 75 et 90 ans. Ils ont vécu leur enfance en autarcie à Ossona, qu’ils ont quitté à l’ère des barrages, pour connaître la vie ‘moderne’» (Jacqueline Veuve).

Palmarès
13.09.2010

Le palmarès du Festival International du Cinéma d’Animation de Baden a été dévoilé le dimanche 12 septembre. Le Jury – composé de Hervé de Crécy (FR), Tatsutoshi Gon Nomura (Jap), Ursula Palla (CH), Michaela Pavlatova (Tchéquie) et Adam Pugh (EN) – a décerné sa plus haute récompense à un court-métrage japonais très drôle. In a Pig’s Eye raconte l’histoire absurde et originale d’une famille ordinaire dont l’existence va être perturbée par un immense cochon ronflant devant leur maison… Le vainqueur de la Compétition Suisse est le court-métrage Miramara que nous avons eu l’opportunité de voir quatre fois (à Locarno, et trois fois à Fantoche – Compétition Internationale Suisse, Internationale, et sélection de l’Ecole d’Art de Zagreb), c’est dire si on le connaît bien. Ce film de Michaela Müller raconte l’histoire d’enfants, en vacances au bord de la mer, se retrouvant dans une zone interdite où résident des immigrants illégaux. On soulignera les très belles images réalisées à l’aquarelle. 

Fantoche 2010 s’achève donc sur un bilan positif. Cette édition nous a réservé de belles surprises. Espérons que l’année prochaine sera tout autant bonne !