
"Tout mérite d'être vu", annonce fièrement Edouard Waintrop et d'ajouter en plaisantant à l'intention des jurés: "plus que jamais, leur choix va être compliqué". Entouré de la Présidente du festival Ruth Lüthi, de la nouvelle Secrétaire générale Esther Widmer et de la coordinatrice de la programmation, Anne Delseth, le Français d'origine a levé le voile sur la programmation et les nouveautés du 24e Festival international de films de Fribourg (FIFF), qui débutera le 13 mars. Copieuse, dense, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la sélection de 80 films, dont la plupart seront projetés en première suisse.
Pour sa troisième édition à la tête de la manifestation, Edouard Waintrop retient l'aisance avec laquelle s'est dessinée la compétition internationale. "C'est peut-être l'habitude, en tout cas, on a eu moins de difficulté à trouver les bons films", explique-t-il, ajoutant avec son fameux sourire: "c'en est fini avec le remplissage, souvent indigne, de cette section". Treize films de onze contrées ont été retenu, parmi eux trois long-métrages colombiens. Une première! "C'est une grosse surprise", admet l'ancien critique, "l'amérique latine affirme son empreinte sur le cinéma mondial". A noter que "la majorité des réalisateurs seront présents à Fribourg", ajoute heureux le directeur.

La 12ème édition de CINE FESTIVAL, qui s’est déroulée à Lausanne-Prilly du 4 au 8 novembre, a connu un très grand succès artistique et populaire.
Pendant ces cinq jours de fête, 12'000 spectateurs - soit une augmentation de de 20% par rapport à 2008 - ont participé à plusieurs animations liées au 7e Art et ont pu visionner 24 films en avant-premières toutes présentées en version originale sous-titrées.
Parmi les douze films en compétition pour le prix de la meilleure avant-première les membres du Jury du public Le Matin ont décerné les prix suivants :
LE PRIX DE LA MEILLEURE AVANT-PREMIERE d'une valeur de Sfr. 10'000.- offert par Le Matin est décerné à
LES HERBES FOLLES de Alain Resnais
distribué par Agora Films
Le 2e Prix de la meilleure avant-première d'une valeur de Frs 5'000.- offert par Titra Film
est décerné à
NEW YORK, I LOVE YOU FILM film collectif
distribué par Elite Film AG
Les membres Jury des jeunes a également décerné le Prix de la meilleure avant-première à
THE ROAD de John Hillcoat Distribué par Elite Film AG

On fête cette année 2009 partout dans le monde le centenaire de la musique de film. L'origine de la composition originale pour le cinéma est attribuée à Camille Saint-Saëns pour le film L'assassinat de Duc de Guise réalisé par André Calmettes et Charles Le Bargy en 1908.
Pour célébrer cet anniversaire, le film sera projetté dans le cadre de La musique de film fait son cinéma sous l'égide de l'UFMC Switzerland, association regroupant les compositeurs de musiques pour l'image. Cette manifestation de deux jours riches et variés se déroulera au Cinéma Atlantic les vendredi 30 et samedi 31 octobre 2009.

Projeté à Locarno pour la deuxième journée du cinéma suisse, le film de Mihály Györick est une coproduction suisse, italienne et hongroise, tourné dans les montagnes entourant le site du festival. Les gens locaux prendront peut-être un certain plaisir au visionnage de ce film qui, il faut l'avouer, n'est pas vraiment une réussite. Souffrant d'un scénario cliché et maladroit, « La Valle delle Ombre » est fractionné en différentes parties – correspondant aux contes que racontent les enfants. Plutôt lourde, donc, la narration développe trois sous-histoires se déroulant en flash-back, adoptant pour chaque partie un genre défini (le film de monstre, d'esprit frappeur, le slasher). Un exercice de style osé et qui ne paie pas, puisque le réalisateur usurpe les codes sans arriver à les utiliser avec efficacité, créant des situations ridicules. De plus, les jeunes acteurs peinent à convaincre, rendant encore plus difficile la crédibilité du film.
Certes tourné dans des lieux somptueux (le village en pierre!), le long-métrage possède un étalonnage poussif, assombrissant les moindres recoins pour tenter de créer une ambiance un tant soit peu angoissante. Mais à force d'user du second degré parasite, cela ne fonctionne pas; plus rien ne surprend vraiment, tout se suit sans grand intérêt et avec une linéarité décevante. Décevant, oui, puisque le film aurait pu arriver à quelque chose de convainquant, s'il avait joué la carte du cinéma bis à fond, sans timidité. Comme le dit très justement la Tribune de Genève ce matin: « Le cinéma suisse se perd dans une vallée ».