Toujours dans le cadre de la rétrospective consacrée au cinéma d'animation japonais, le festival de Locarno a organisé pour l'occasion – en collaboration avec le musée national du Cinéma de Turin – une exposition liée à la thématique de leur rétrospective. On se dit ''chouette'', ce sera l'occasion de découvrir des tonnes de croquis, d'affiches, de fiches de storyboard et de plein d'autres choses encore. Malheureusement, la réjouissance se dissipe aussi vie que la déception fait son apparition. En effet, on se rend compte très rapidement que l'exposition est réduite à peau de chagrin. Au premier étage se trouvent quelques cadres de la série d'animation « One Piece », où l'on peut voir quelques croquis et des feuilles de storyboard. Cela reste bien trop maigre! On se rassure en se disant que le reste – et le gros de l'exposition – se trouve sûrement à l'étage; et bien non, autant de contenu s'y trouve. Le plus frustrant dans l'histoire reste encore le fait que la boutique soit deux fois plus conséquente que l'exposition elle-même.
Pour l'exposition d'une rétrospective aussi importante, on aurait pu s'attendre à nettement mieux, surtout en raison de la collaboration exceptionnelle du festival avec le Musée de Turin. Heureusement que la rétrospective, quant à elle, tienne toutes ses promesses, jusqu'à maintenant du moins.
Cette année, le cinéma d'animation japonais est à l'honneur à Locarno. Et c'est l'occasion pour les festivaliers de se (re)plonger dans des films qui ont marqué des générations, qui ont posé leur marque sur le cinéma mondial, ou qui ont simplement apporté leur pierre à l'édifice du cinéma d'animation nippon. Voici un tour d'horizon des petites merveilles que l'on peut voir – ou revoir, pour certains – ces jours à Locarno, avec trois films.
Débutée sous un soleil et des températures estivales, la soirée des festivaliers s'est à nouveau conclue par une averse. Peut-être est-ce tout simplement Les derniers jours du monde et son scénario apocalyptique, qui a attiré la pluie sur la Piazza Grande.
A défaut de suivre la dernière réalisation des frères Larrieu (nous reviendrons bien sûr en détail sur film lors de sa sortie prochaine), une autre séance a occupé ma soirée.
Premier long-métrage des piliers de l'émission Strip Tease (émission diffusée sur France 3, le mercredi en soirée), les belges Jean Libon et Yves Hinant, Les Arbitres est un documentaire subtil et grand public.
Oubliée la pluie et les nuages, un semblant de soleil fait son retour sur la Piazza Grande, pour le plus grand bonheur des festivaliers. Pourtant, les projections n'incitent pas vraiment à la joie, on pense au superbe et déprimant Warriors of Love (Kärlekens Krigare) du suédois Simon Staho.