

Cérémonie d'ouverture
La 13ème édition du Ciné Festival a débuté hier soir avec la projection du dernier film de François Ozon, Potiche, avec notamment Catherine Deneuve.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en compagnie de M. Alain Gilliéron, Syndic de Prilly et de Mme Brigitte Waridel, cheffe de Service des affaires culturelles du Canton de Vaud qui a profité de rappeler que le cinéma est véritablement devenu une mission culturelle dans le Canton, alors que ce n’était pas vraiment le cas auparavant. Elle a également insisté qu’en cette période de révolution technique, (tous les cinémas étant amenés à passer au numérique à court terme s’ils veulent survivre) le septième a plus que jamais besoin du soutien du Canton.
Invitée de marque pour présenter le film d’ouverture avec la présence à Prilly de l’actrice française Judith Godrèche qui interprète la fille de Catherine Deneuve dans le film de Ozon. Evidemment ravie d’avoir participé à cette aventure, elle explique qu’outre l’envie de travailler avec le réalisateur, tout était séduisant dans le projet, du scénario adapté de la pièce de Barillet et Grédy au casting trois étoiles. Il faut dire que, outre Deneuve et Godrèche, la distribution compte également les noms de Karin Viard, Fabrice Luchini, Jérémie Renier et surtout Gérard Depardieu qui retrouve Catherine Deneuve vingt-six ans après Fort Saganne d’Alain Corneau et surtout trente ans après Le dernier Métro de François Truffaut.
Quant à Judith Godrèche, lorsqu’on lui demande, juste avant la projection du film ce qu’est pour elle une potiche, elle répond, sans hésitation, un petit sourire en coin : « c’est vous, c’est moi… »
A quelques minutes de l’annonce des prix décernés par le jury des jeunes, Denis Rabaglia, qui les a coachés, nous a accordé une petite entrevue et nous a livré ses impressions sur ce 13ème CinéFestival.
C’est suite à un concours de circonstance que le réalisateur valaisan a présidé le jury des jeunes. Pour lui, hors de question de les influencer mais plutôt leur faire découvrir l’envers du décor avec des informations souvent méconnues du grand public.
Il s’estime très satisfait de la curiosité, de la conscience et de la maturité des élèves des classes de 9ème année du collège de Prilly face à la responsabilité qui leur incombait. Il a été agréablement surpris de constater que contrairement à ce que l’on peut penser, les jeunes ne sont pas si victimes que ça du marketing et qu’ils ont su faire la part des choses entre les films à gros budget et les films d’auteurs.
En outre, il nous confie que parmi les 12 films programmés, aucun ne lui a déplu, ce qui est rare dans le cadre d’un festival. A n’en pas douter, à ses yeux, leur qualité dépend du fait que la sélection n’a pas seulement été faite par rapport aux lois du marché.
Plusieurs films l’ont touché, à commencer par le documentaire Draquila de la réalisatrice Sabina Guzzanti. De par ses origines italiennes, Denis Rabaglia se sent évidemment très concerné par l’état de délabrement de ce pays. Son deuxième coup de cœur va pour l’émouvant Mother and Child, de Rodrigo Garcia, qui a d’ailleurs obtenu le grand prix du Festival du film américain de Deauville cette année.
Après cette expérience qu’il a trouvé enrichissante, le cinéaste d'Azzuro et de Marcello Marcello nous donne rendez-vous en 2012. Toutefois, vous pouvez le retrouver au travers de la mise en scène du spectacle Novecento: pianiste, en tournée actuellement dans toute la Suisse Romande. A ne pas manquer non plus ses chroniques mensuelles décalées sur l’actualité au 19h30 de la TSR.
La 13ème édition de CINE FESTIVAL, qui s’est déroulée à Lausanne-Prilly du 3 au 7 novembre, a connu un très grand succès artistique et populaire.
Pendant ces cinq jours de fête, 12'000 spectateurs ont participé aux diverses animations liées au 7e Art et ont pu visionner 25 films en avant-premières toutes présentées en versions originales sous-titrées. “Toulouse” de Lionel Baier et “Le Paysage intérieur” de Pierre Maillard constituaient même des premières mondiales.
Parmi les douze films en compétition le public a décerné le:
PRIX LE MATIN DE LA MEILLEURE AVANT-PREMIERE d'une valeur de Sfr. 10'000.- pour la publication d’une publicité est décerné à
Red de Robert SCHWENTKE
avec Bruce Willis, John Malkovich, Morgan Freeman
distribué par Elite Film
Quant au Jury des jeunes, constitué d’élèves du Collège de Prilly sous la présidence du metteur en scène suisse Denis Rabaglia, il a décerné les deux prix suivants:
PRIX TITRA DU JURY DES JEUNES d'une valeur de Sfr. 5'000.- pour un sous-titrage est décerné à
Draquila de Sabina Guzzanti
distribué par Frénétic Films
d'une valeur de Sfr. 1’500.- pour un sous-titrage est décerné à
Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood
distribué par Elite Film
Et vous propose quelques interviews et reportages autour du CINE FESTIVAL
- Reportage sur le tournage de l'Impasse du Désir de Michel Rodde
- Reportage: deux films de Lionel Baier au Capitole
- Critique de Monsters
- Critique de Potiche
- Critique de Machete
- Critique de Nowhere Boy
- Critique du Nom des gens
Durant cette édition, de nombreuses personnalités du monde du cinéma sont venus présenter leurs nouveaux films.
A Cinétoile, la soirée d’ouverture avec la présentation en première suisse du film
«POTICHE» de François Ozon, a été marquée par la présence lumineuse de l’actrice française Judith Godrèche.
Jeudi 4 novembre, le producteur Jean-Louis Porchet et le réalisateur Pierre Maillard ont présentés LE PAYSAGE INTERIEUR retraçant la construction du “Rolex Learning Center” de l’EPFL devant un parterre de personnalité impliqués dans cette entreprise.
Le public lausannois peut dés à présent découvrir ce documentaire à Cinétoile.
Dans le cadre de la collaboration traditionnelle avec La Cinémathèque Suisse, le réalisateur Lionel Baier a présenté au cinéma Capitole ses deux nouveaux films LOW COST (Claude Jutra) et TOULOUSE devant 600 spectateurs.
Vendredi 5 novembre, Michel Leclerc a suscité une forte émotion lors de la présentation de sa comédie LE NOM DES GENS avec dans les rôles principaux Sara Forestier et Jacques Gamblin. A coup sûr, la surprise et le coup de coeur de cette fin d’année.
Samedi 6 novembre, suite à la projection de COMME UN AIMANT de Akhenaton – film inédit en salle – Soprano, un des compositeurs de la b.o. du film, a mis le feu au Docks lors du concert qui suivit.
Dimanche 7 novembre, le réalisateur suisse Michel Rodde a conquis les spectateurs lors de la première suisse de IMPASSE DU DESIR.
D’autres animations cinématographiques ont marqué cette 13ème édition.
Projeté en première suisse,NOWHERE BOY sur l’adolescence de John Lennon a a permis de revoir cinq classiques de films dédiés à la musique dans le cadre de la section “Bandes originales".
Plus de 600 invités ont participé à la traditionnelle fête des enfants avec la projection en première suisse du film d’animation L’APPRENTI PERE NOEL de Luc Vinciguerra.
Le réalisateur lausannois Pascal Forney a présenté, outre ses propres court-métrages, un travail réalisé avec un groupe d’élèves du Collège de Prilly, TRAFIC MINEUR.
Dans le cadre des passerelles offertes chaque année par CINE FESTIVAL à différentes institutions culturelles de la région lausannoise.
A la salle Métropole, Le Sinfonietta de Lausanne a fait une nouvelle fois salle comble avec 1000 spectateurs lors de l’interprétation de musiques de films dont LE LIEUTENANT KIJE de Prokofiev.
Alors qu’au Musée Olympique était présenté le documentaire OSCAR PISTORIUS – THE SPRINTER WITHOUT LEGS, au Musée de l’Elysée deux films étaient consacrés à Gilles Caron, reporter photographe qui fera l’objet d’une prochaine exposition.
Autre partenaire de CINE FESTIAL, L’Ecal présentait pour la première fois en ses murs un film d’Emmanuel Salinger, LA GRANDE VIE.
La 14ème édition de CINE FESTIVAL aura lieu du 1er au 6 novembre 2011.
Vous trouverez les détails pratiques pour les autres manifestations liées à CINE
FESTIVAL sur www.cine-festival.ch