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L’Inconnue, le vertige identitaire selon Arthur Harari

Avec L’Inconnue, présenté en sélection officielle à Cannes 2026, Arthur Harari poursuit son exploration des zones troubles de l’identité et de la perception. Adapté de la bande dessinée Le cas David Zimmerman, coécrite avec son frère Lucas Harari, le film marque un tournant dans la filmographie du réalisateur, qui délaisse l’épopée historique d’Onoda pour un fantastique psychologique plus intime et contemporain.



Au cœur du récit, David Zimmerman, photographe parisien discret et presque effacé, voit sa vie basculer après une nuit passée avec une femme mystérieuse. Au réveil, il se découvre dans le corps de cette inconnue. Ce point de départ fantastique devient le moteur d’une enquête intérieure où se mêlent vertige, désir, confusion et quête de soi. Harari transforme le motif du body‑swap en un dispositif dramatique subtil, qui interroge la manière dont le corps façonne l’identité et les relations sociales.


Porté par Léa Seydoux et Niels Schneider, le film navigue entre réalisme urbain, mélodrame et rêverie. La mise en scène, précise et feutrée, installe une tension continue : celle d’un personnage qui tente de comprendre ce qui lui arrive tout en affrontant le regard des autres, la mémoire d’une vie qui n’est pas la sienne, et les zones d’ombre de son propre passé.



Sélectionné à Cannes puis récompensé par le Prix Jean-Vigo 2026, L’Inconnue s’impose comme une œuvre singulière dans le paysage du cinéma français. Harari y déploie une écriture visuelle élégante et une sensibilité rare pour les récits de transformation. En revisitant le fantastique à hauteur d’humain, il signe un film troublant, dense, qui questionne la fluidité de nos identités et la fragilité de nos certitudes.


À l’occasion de la sortie en salle de L’Inconnue le 26 août 2026, les Cinémas du Grütli organisent une avant-première du film en présence du réalisateur le vendredi 21 août à 19h30. Cette projection aura lieu dans le cadre d'une rétrospective dédiée au cinéma d'Arthur Harari, qui propose ses courts et longs-métrages à partir du 12 août. Au programmeDes jours dans la rue (2005), La Main sur la gueule (2007), Peine perdue (2013), Diamant noir (2015) et Onoda (2021). 


Au cinéma le 26 août.

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