Cannes 2026: une nuit rapide et furieuse
- Max Borg

- 15 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 mai
Les séances de minuit du Festival de Cannes ont été marquées par une restauration un peu inattendue, celle du premier Fast and Furious.

Je ne vais quasiment plus aux séances de minuit pendant les festivals. C’est physiologique, ces kermesses imposent des rythmes assez fous, impossible de faire la sieste avant le dernier film, surtout dans le cadre d’une manifestation comme Cannes. De plus, sur la Croisette, la section nocturne est toujours rattrapable le lendemain à des horaires plus conventionnels. Et pourtant, cette année, je me suis accordé une petite exception, pour deux raisons : étant allé en vacances au Canada avec ma famille la semaine avant le début du festival, le jet lag me rendait encore suffisamment lucide à minuit le deuxième jour de Cannes ; et, en l’occurrence, c’était une séance unique, liée à la section Cannes Classics.
Plus précisément, en l’absence de nouveaux blockbusters américains, le festival a décidé de programmer la nouvelle version 4K de Fast and Furious, le premier volet de la franchise sur les bagnoles très rapides avec Vin Diesel dans le rôle principal. Premier volet qui date de l’été 2001, et qui fête donc ses 25 ans (tandis que sur la plage on passait Top Gun, sorti il y a 40 ans). Occasion parfaite pour rappeler aux cinéphiles que Cannes se veut comme une célébration de toutes le formes du cinéma mondial, y compris les grosses productions des studios de Hollywood (pour rappel, il y a vingt ans, le film d’ouverture était Da Vinci Code). D’ailleurs, en 2021, le neuvième film de la Fast Saga avait débuté en France sur la plage cannoise, mais sans une véritable délégation.

Or, cette fois, l’équipe était bien présente, et c’est la raison pour laquelle les fans ont rempli le Grand Théâtre Lumière pour un film qui, contrairement à d’autres titres présentés dans Cannes Classics, est plutôt facile à repérer. Vin Diesel était donc là, avec ses collègues Jordana Brewster et Michelle Rodriguez, ainsi que le producteur principal Neal H. Moritz et la cheffe de Universal Pictures, Donna Langley. Paul Walker, qui jouait Brian O’Conner et qui est décédé pendant le tournage du septième épisode en 2013, était représenté par sa fille Meadow, qui a reçu une grande partie de l’ovation consacrée aux invités dans la salle.

Et le film lui-même ? Il reste agréable à voir, mais à part l’entente entre les comédiens on comprend bien pourquoi la franchise a commencé à mieux marcher au box-office une fois abandonnée toute prétention de vraisemblance. Cela dit, déjà à l’époque, et le 4K l’a confirmé de façon époustouflante sur l’écran géant de la salle Lumière, on sentait que certaines cascades avaient une relation flexible avec le réalisme et les lois de la physique. Ça donne quand même envie de tout revoir en attendant le chapitre final, prévu pour 2028 comme Diesel l’a rappelé. Hélas, il ne s’appellera pas Last and Furious…

Pour aller plus loin, le premier article de notre rédacteur Max Borg sur le 79e festival de Cannes :



