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Delta: plate chasse à l'homme

Dernière mise à jour : 20 juin 2023

Note: 2/5

Projeté en avant-première au Festival de Locarno l’année passée, Delta, le nouveau film de Michele Vanucci, incarnerait toute la vitalité du cinéma italien de ces dernières années. En réalité, il n’en est rien: cette œuvre cinématographique est terriblement plate.


Osso est un volontaire chargé de la surveillance du parc régional du Delta du Pô. Quand il retrouve des poissons morts, il est persuadé que l’industrie est responsable, comme cela avait déjà été le cas par le passé: ce sont les produits chimiques qu’elle déverse dans l’eau qui les ont tués, pense-t-il. Cependant, tout le monde n’est pas de cet avis. «Les temps ont changé!» lance Zanna, un pêcheur, furax. Il assure qu’il s’agit de braconniers. Osso ne le prend pas au sérieux, rejette cette hypothèse.


Mais il finira par reconnaître qu’il a fait erreur: il y a bel et bien des braconniers dans le delta du Pô. Nani, sa sœur cadette et coéquipière, lui dit qu’ils vont s’occuper eux-mêmes du problème, puisque les autorités ne semblent pas pressées d’intervenir.


Les membres de l’association ayant pour mission de surveiller le parc régional affronteront donc les braconniers.


Une chasse à l’homme sera donnée: Elia, le plus redoutable des braconniers, un homme taciturne et violent, est recherché.


Un face-à-face aura lieu entre Osso et Elia.


Quelques belles images du delta du Pô. Le vol majestueux de flamands roses. Bien maigres sont les éléments qui retiennent l’attention. C’est évidemment insuffisant pour faire un film digne de ce nom.


On peine à s’enthousiasmer pour cette chasse à l’homme. Delta n’est ni assez bien mis en scène, ni assez bien écrit, ni assez bien joué pour qu’on y croie véritablement, à cette histoire. Par conséquent, on reste de marbre face aux événements dramatiques qui se déroulent sous nos yeux.


Ce face-à-face qui aurait pu être palpitant s’avère en fin de compte assommant.


Le film de Michele Vanucci est aussi lisse que les eaux qui sont montrées par la caméra, aussi terne que les journées données à voir, dominées par la grisaille. Et, quand le plan final se fond dans la brume, quand celle-ci prend irrémédiablement le dessus, envahit complètement l’écran, on se dit que c’est tout le long métrage qui sombre ainsi.

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