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« Eo » : un âne en vadrouille

3/5

Eo est un objet cinématographique extrêmement surprenant, curieux, insolite, singulier, hors norme. Eo, le protagoniste du film éponyme signé Jerzy Skolimowski, est un âne. Un âne en vadrouille.


Ce long métrage en provenance de Pologne est pour le moins original : la vedette du film n’est autre que Eo, un âne. Un âne dont le spectateur va suivre les pérégrinations, les tribulations. Eo sera ballotté par l’existence, ou plutôt par les hommes. Il sera confronté à la violence gratuite, à la méchanceté, à la bêtise crasse, à tout ce qu’il y a de plus détestable en l’être humain. Mais aussi à ce qu’il y a de plus noble en lui, à la tendresse, à l’affection, à l’amour – pensons à Kasandra, qui le dorlote au début du film.


Une œuvre touchante, qui nous fait cheminer hors des sentiers battus. Mais nous n’avons malheureusement pas été tout à fait conquis.


On s’interroge sur l’utilité ou le sens de certaines séquences. À l’instar de celle où la caméra suit une rivière jusqu’à une éolienne où elle se met alors à tournoyer comme elle, le tout baignant dans des nuances de rouge et accompagné d’une musique assourdissante. Là où d’aucuns verront, dans ce genre d’effets de style, le sceau du génie, nous demeurons sceptiques. À notre avis, ces effets ne servent pas le film, ils le plombent.


Il n’empêche qu’on n’oubliera pas de sitôt les yeux noirs d’Eo, son regard plein de mystère, son air qu’on dirait parfois rêveur, comme lorsqu’il observe de majestueux chevaux qui galopent, libres et solaires.

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