Crimes of the Future

Note: 5/5

Avec Crimes of the Future, on est de plein pied dans Cronenbergland.

Il mêle le viscéral graphique le plus extrême, la technique utilisée à mal escient et l’intellect en prise avec les pires vicissitudes de l’humanité.

Crimes of the Future est une oeuvre foncièrement politique.

Cronenberg utilise un concept artistique très cohérent qui lui est propre pour s’interroger très pertinemment sur l’évolution ou la récession de l’être humain à l’heure où sa résidence semble se rebeller contre lui.

En parfait avocat du Diable, l’auteur de Videodrome propose une solution qui trouve à la fois ses partisans, avides de mutation malsaine, et ses détracteurs qui aimerait continuer à se complaire dans une stagnation vouée à disparaître.

Loin de l’étiquette facile de cinéaste arty qu’on lui colle, Cronenberg réalise un chef d’oeuvre parfaitement moderne.