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«MALFAISANTE»: critique

il y a 15 heures
2 min de lecture
Note: 2.5/5

Comme pour son précédent long-métrage, Rob Savage prend un malin plaisir à traumatiser un enfant à l'aide d'une entité monstrueuse.



La jeune Bela habite avec sa famille dans un joli pavillon. Si, comme toutes les grandes personnes, ses parents ont des secrets, Bela elle aussi cache quelque chose. Elle a deux mamans. La réelle évidemment, mais également une autre, qu'elle nomme "autre maman". Mais petit à petit, cette seconde figure maternelle devient de plus en plus menaçante, souhaitant rentrer dans le cœur de la jeune enfant afin de prendre sa place dans notre monde. Lorsque les parents de Bela découvrent son existence, il est peut-être déjà trop tard…



Le réalisateur Rob Savage n'y va pas par quatre chemins et dès l'introduction du film, on comprend très vite que les jumps scares seront à l'honneur de ce que l'on pourrait qualifier de "produit" Atomic Monsters, filiale de Blumhouse dans le giron du désormais bien connu James Wan, à l'origine d'œuvres telles que Saw, Insidious ou encore Conjuring : Les Dossiers Warren. Heureusement, l'histoire parvient à se démarquer des productions habituelles grâce à quelques idées visuelles prometteuses, bien que l'on reste souvent sur sa faim.



Disons-le tout de suite, Rob Savage ne révolutionne pas le film de genre et on pense souvent à d'autres productions horrifiques récentes en visionnant Malfaisante. En effet, les problèmes familiaux rencontrés par les parents de Bela, la grand-mère adepte de spiritisme ou encore la scène lors de laquelle une équipe de spécialistes essaie de convoquer l'entité malfaisante, tout est vu et revu. Toutefois, il faut accorder au réalisateur un certain sens du rythme et surtout un talent indéniable pour la mise en scène et la construction de ses récits, par ailleurs déjà démontré dans son précédent long-métrage Le Croque-mitaine. Le réalisateur semble en effet avoir une bonne connaissance des traumatismes et autres peurs de l'enfance et joue relativement bien avec ceux-ci, parvenant ainsi à déclencher une sorte de réminiscence de nos terreurs enfantines, du moins chez celles et ceux que le monstre du placard terrorisait étant enfant.



Tête d'affiche du long-métrage de Rob Savage, Jessica Chastain essaie tant bien que mal de convaincre dans le rôle de l'entité monstrueuse. Si l'actrice est parfois convaincante et peut véritablement créer un malaise par son interprétation, elle surjoue lors de certaines scènes et n'est pas aidée par des effets numériques parfois ratés, ce qui est d'autant plus dommage que certaines idées du réalisateur méritaient véritablement des effets spéciaux de meilleure qualité. La jeune Arabella Olivia Clark dans le rôle de Bela est quant à elle excellente, au contraire de Jay Duplass, absolument lisse dans le rôle du père de famille, la faute également à un personnage mal écrit.



La sortie de Malfaisante à l'occasion des festivités d'Halloween tombe à pic pour les amateurs et amatrices de cinéma de genre, lesquels pourront ainsi passer un moment divertissant. Mais s'ils souhaitent vraiment frissonner devant une bonne toile, ils devront se rabattre sur un autre film d'horreur.










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