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Ouverture des 59es Journées de Soleure

Dernière mise à jour : 20 janv.

Les 59es Journées de Soleure se sont ouvertes hier avec Les Paradis de Diane de Carmen Jaquier et Jan Gassmann. La cérémonie d’ouverture a réuni quelque 900 personnes et s’est déroulée en présence de la Présidente du Conseil des Etats, Eva Herzog, qui était l’invitée d’honneur.

Photos: Copyright jmd2024

Dès aujourd'hui, 176 films au total, tous métrages, formats et genres confondus, seront à l’affiche de dix cinémas de la ville de Soleure. Le programme des 59es Journées de Soleure comprend 23 premières mondiales et 13 premières suisses. Les films examinent l’état de notre société, portent un regard au-delà de nos frontières nationales, sondent des sujets de premier plan ou se penchent au contraire sur des thèmes d’hier qui subissent un regain d’actualité. Les Journées de Soleure sont la vitrine de la production cinématographique suisse, mais également un rendez-vous important de la branche ainsi qu’un lieu de dialogue et d’échanges. Les séances sont suivies de discussions avec les cinéastes.



Apporter des récits en lieu de réponses

Le film d’ouverture Les Paradis de Diane est une co-réalisation de Carmen Jaquier et de Jan Gassmann. Son thème central est celui des choix qui se font dans la vie, à travers l’histoire de Diane, qui ne parvient pas à prendre son nouveau-né dans les bras et décide de s’enfuir de la maternité. En esquissant de manière concise la situation fictive dans laquelle se trouve une jeune mère, le film pose des questions fondamentales au-delà de ce qui est bien ou mal. Carmen Jaquier avait remporté l’année dernière le prix du premier long métrage «Opera Prima» des Journées de Soleure avec Foudre, également sélectionné par l’Office fédéral de la culture dans la catégorie «Meilleur film international» pour représenter la Suisse aux Oscars. Jan Gassmann avait également fait parler de lui aux dernières Journées avec son film 99 Moons.


Préserver le regard extérieur

L’invitée d’honneur de la cérémonie d’ouverture était la Présidente du Conseil des Etats, Eva Herzog. Dans son discours d’ouverture, elle a souligné comment le fait de regarder ensemble des films et d’en débattre, comme nous le faisons ici, nous aide à mieux cerner les contours de notre vivre-ensemble et à mieux le construire: «Depuis bientôt soixante ans, les Journées de Soleure font office de sismographe, à l’affût des moindres changements et bouleversements de notre société. Elles mettent en lumière, sous une forme condensée, nos soucis et nos peurs, mais aussi nos joies. Elles encouragent les discussions et les échanges. Et s’opposent ainsi, dans l’idéal, aux idéologies et aux simplifications populistes.» Les espaces comme celui de Soleure sont indispensables pour que la Suisse puisse aussi se regarder de l’extérieur.


Supporter la complexité

Le directeur artistique Niccolò Castelli évoquait dans son discours inaugural le film de 1930 Frauennot – Frauenglück (Misères de femmes – joies de femmes). L’œuvre, qui sera présentée dans le cadre du programme «Histoires», accompagne trois femmes qui ont avorté en cachette, au risque de leur vie. Le film avait été censuré. «Tant qu’il y aura des tabous, le rôle du cinéma ne sera pas épuisé. Il est donc juste que le public, que vous et nous, faisions en sorte que des films courageux voient le jour et qu’ils puissent être montrés.» Si le film n’enfreint aucun tabou actuel, cela ne veut pas dire que nous n’en avons pas. Monica Rosenberg, la directrice opérationnelle du festival, a souligné qu’il est important que les films nous confrontent. La politique propose parfois des solutions simples. Pas le cinéma: «Supporter la complexité: tel est le leitmotiv de cette édition du festival», concluait-elle dans son discours.


Photocall 17.01.204

Ilja Tschanen, Simone Wullschleger Journées de Soleure2024


 

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