The Punisher: One Last Kill, violent, fidèle… et terriblement frustrant
- Jean-Marc Detrey

- il y a 9 minutes
- 2 min de lecture
On a découvert le Punisher de John Bernthal sur Netflix dans une version fidèle à celle de Daredevil : sombre, brutale et sans concession. On redoutait que Disney n’adoucisse le personnage pour mieux l’intégrer au MCU, mais ce mini-téléfilm dissipe heureusement ces craintes. Malgré cela, le résultat laisse un net sentiment d’inachevé.

Punisher One Last kill : 3/5
Annoncé comme un programme de 60 minutes, il n’en reste en réalité qu’environ 48 une fois le générique déduit. L’intrigue, si l’on peut vraiment parler d’une intrigue, se révèle donc extrêmement courte. Et pour un récit centré sur la casse, l’expression n’a rien d’exagéré.
Retrouver Franck Castle est un vrai plaisir. Ici, pas de multivers, ni d’extraterrestres, ni de long détour explicatif : le récit nous plonge d’emblée dans l’action, au cœur de quartiers sordides où l’on n’oserait même pas s’aventurer en plein jour. L’ensemble est brutal, oppressant et tendu.
C’est dans cet univers que l’on retrouve le personnage : brisé, alcoolisé, en pleine dépression, toujours poursuivi par le souvenir de sa famille assassinée et de ses fantômes.
C’est là que Disney surprend : cet épisode unique déploie un niveau de violence inédit pour une production de ce type au sein du studio.
Le film enchaîne violence physique et psychologique dans une atmosphère sanglante et oppressante, puis aligne les exécutions avec une froideur implacable. Et soudain, tout s’arrête. Franck apparaît enfin dans son costume emblématique… puis le générique tombe.
Ce moyen métrage se regarde surtout comme une mise en bouche en vue d’une éventuelle suite en série ou au cinéma. En revanche, il n’apporte presque rien au parcours du personnage tel qu’on le connaît déjà. Le résultat laisse donc une impression mitigée, malgré une vraie efficacité visuelle.
Disney a donc réussi l’intégration officielle du Punisher dans la branche street-level de Marvel, de la manière qu’on espérait.
Reste maintenant à voir ce que la suite lui réservera.




