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Cinétoile

«Histoires parallèles» ou quand la fiction envahit la réalité

Dernière mise à jour : 18 mai

Note: 4/5

Alors que le festival de Cannes bat son plein, certains films de la cuvée 2026 sont déjà dans les salles romandes. C’est le cas du film d’ouverture La Vénus électrique et du long métrage du grand réalisateur iranien Asghar Farhadi : Histoires parallèles. On vous donne notre avis sur ce dernier, en lice pour la prestigieuse Palme d’or cannoise.


Isabelle Huppert dans le rôle de Sylvie, une écrivaine © Frenetic Films AG
Isabelle Huppert dans le rôle de Sylvie, une écrivaine © Frenetic Films AG

Sylvie (Isabelle Huppert) vit à Paris. Elle est écrivaine. En quête d’idées pour le roman sur lequel elle travaille, elle espionne ses voisins d’en face avec une longue-vue. Un jeune homme prénommé Adam (Adam Bessa), rencontré par sa nièce dans le métro, vient l’aider pour de menues besognes durant quelque temps. Les choses vont prendre une tournure parfaitement inattendue…

 

Si de manière générale la fiction s’inspire de la réalité, dans Histoires parallèles, c’est en quelque sorte l’inverse qui se produit, puisque la fiction s’immisce dans la réalité, l’envahit, la brutalise, à tel point que des existences somme toute banales, des quotidiens plats se voient bousculés, chahutés, malmenés, presque déchirés. Le doute et la méfiance s’installent, la paranoïa et le drame ne sont pas loin. S’il fallait encore une preuve que l’imagination possède un grand pouvoir, que la fiction peut avoir des effets très concrets, Histoires parallèles l’apporte avec intelligence.


 

Tout cela est finement rendu à l’écran grâce à une mise en scène d’excellente facture, un scénario très bien écrit (signé Asghar Farhadi) et des rôles interprétés avec une irréprochable justesse.


C’est avec un casting 100% francophone qu’Asghar Farhadi revient à Cannes cette année. Et pas n’importe quel casting : on trouve au générique d’Histoires parallèles des noms comme Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney et Adam Bessa (lauréat d’un prix cannois en 2023 pour son rôle dans le film Harka). Rien que cela. Catherine Deneuve nous gratifie même d’une apparition. Des acteurs qui ne sont pas là uniquement pour attirer dans les salles les spectateurs grâce à leur nom célèbre : ils jouent tous très bien. Aucune fausse note.


Virgine Efira et Adam Bessa dans le film Histoires parallèles d'Asghar Farhadi © Frenetic Films AG
Virgine Efira et Adam Bessa dans le film Histoires parallèles d'Asghar Farhadi © Frenetic Films AG

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Asghar Farhadi, c’est un metteur en scène iranien d’une cinquantaine d’années ayant reçu de nombreux prix pour ses œuvres cinématographiques. Notamment deux Oscars du meilleur film étranger. Le premier en 2012 pour Une séparation, le second en 2017 pour Le Client. Plus récemment, il a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes. C’était en 2021, pour son précédent long métrage, Un héros. Tout cela avant de décrocher cette année la Palme d’or avec Histoires parallèles ?

 

Rien n’est moins sûr, car le niveau semble élevé cette année au sein de la Compétition internationale. Mais il a néanmoins ses chances, à notre avis : son nouveau film est un bijou.


Pierre Niney et Vincent Cassel dans le film Histoires parallèles d'Asghar Farhadi © Frenetic Films AG
Pierre Niney et Vincent Cassel dans le film Histoires parallèles d'Asghar Farhadi © Frenetic Films AG

Pour aller plus loin, la couverture du 79e Festival de Cannes par notre rédacteur Max Borg :

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