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EVIL DEAD BURN

Note: 3/5

Après le joli succès rencontré auprès du public avec son premier long-métrage, Sébastien Vaniček est derrière la caméra du dernier opus de la franchise culte Evil Dead, avec une réussite mitigée...



Suite au décès de son époux Will dans un accident de voiture, Alice se rend dans la maison familiale du défunt afin de partager un moment avec sa belle-famille et rendre un dernier hommage au disparu. Le séjour tourne très vite au cauchemar lorsqu'une entité maléfique, à la recherche d'un mystérieux objet, prend possession des membres de la famille les uns après les autres. Commence alors pour Alice une lutte pour sa survie qui la mènera tout droit en enfer.




La sortie d'un nouvel opus de la saga Evil Dead est toujours un moment particulier pour les amateurs et amatrices de films de genre. En effet, la franchise initiée par Sam Raimi en 1981 a acquis le statut d'œuvre majeure du cinéma horrifique et chaque nouveau film est attendu fermement par les fans. Ainsi, après Fede Alvarez en 2013 et Lee Cronin en 2023, c'est au tour du jeune réalisateur français Sébastien Vaniček de donner sa version de l'enfer imaginé par Sam Raimi.

Dès l'introduction du film, on comprend que le réalisateur va rester dans le ton des deux derniers opus, sombres et violents. Le film étant d'une certaine façon la suite de Evil Dead Rise de Lee Cronin, Sébastien Vaniček bénéficie d'une réelle liberté scénaristique (le film est co-scénarisé avec Florent Bernard avec lequel Sébastien Vaniček avait déjà travaillé sur Vermines) puisqu'il peut aller dans la direction qu'il veut sans avoir à prendre en compte l'histoire de la trilogie originale. Et c'est là le problème majeur du long-métrage car le réalisateur ne fait malheureusement pas grand-chose de cette opportunité et n'apporte rien de nouveau à la saga, malgré quelques bonnes idées qui auraient mérité d'être plus approfondies.


© Sony Pictures Releasing Switzerland GmbH
© Sony Pictures Releasing Switzerland GmbH

Ainsi, si pour la première fois de la franchise, l'entité démoniaque semble avoir un but plus important que seulement posséder les protagonistes pour les mener à la folie (et à la mort bien évidemment), on a l'impression que c'est finalement juste un prétexte scénaristique permettant au réalisateur de faire ce dont il a vraiment envie, à savoir enchaîner les scènes gores et infliger à ses acteurs et actrices les pires supplices. Et de ce point de vue-là, Evil Dead Burn est réussi car le réalisateur a su faire preuve d'inventivité (on souffre parfois avec les protagonistes) et la plupart des effets sont de très bonne facture (même si l'on regrettera parfois l'utilisation exagérée d'effets numériques dont Sébastien Vaniček aurait pu se passer). Le film souffre également d'un problème de rythme lors de certains passages. On est tantôt captivé, tantôt ennuyé devant des scènes de combat finalement bien trop nombreuses. C'est d'autant plus dommage que le réalisateur sait mettre en scène de réels moments de tension (la scène du repas de famille est vraiment excellente et très intense).


© Sony Pictures Releasing Switzerland GmbH
© Sony Pictures Releasing Switzerland GmbH

On apprécie la tentative du réalisateur de donner de la profondeur au personnage d'Alice (incarnée par la convaincante Souheila Yacoub), sans tomber dans la facilité ou le pathos mais simplement via un thème d'actualité et une réalité qui parlera à chacune et chacun. Autre qualité du film de Sébastien Vaniček, une bonne dose d'humour savamment distillée notamment par le personnage de Polly qui rappelle parfois la réalisation de Sam Raimi, lui qui aime mélanger horreur et comique dans chaque long-métrage qu'il réalise. Le film regorge également de clins d'œil qui raviront les fans de la franchise, notamment l'habituel caméo de Bruce Campbell, particulièrement bien trouvé. D'un point de vue technique, le travail à la photographie de Philip Lozano doit être salué tant certains plans sont véritablement superbes. Il y a par contre un gros problème au niveau de la bande-sonore du long-métrage, plus particulièrement sur la musique, souvent beaucoup trop grandiloquente et en décalage avec le propos à l'écran.



Il est difficile de vraiment se prononcer sur le film de Sébastien Vaniček tant celui-ci est inégal. Il mérite assurément que l'on s'attarde dessus et ravira sans aucun doute une partie du public qui y trouvera son compte. Pour les fans de la franchise, dont fait partie l'auteur de ces lignes, rien n'est moins sûr et un second visionnage semble indispensable pour arrêter vraiment son opinion, car le film mérite une seconde chance.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur cette saga mythique du cinéma, n'hésitez pas à lire notre article sur la saga Evil Dead.




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