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77ᵉ Festival de Cannes: notre couverture

Dernière mise à jour : il y a 8 heures

Jour 6: de la Norvège au Japon, notre chroniqueur a bien voyagé avec les films. 

Armand (Un Certain Regard)

Halfdan Ullmann Tøndel, petit-fils de Liv Ullmann et Ingmar Bergman, signe son premier long métrage et raconte l’histoire d’une dispute entre enfants qui mène à une crise psychologique lorsque les parents essayent de découvrir la vérité. Renate Reinsve, révélation cannoise de 2021, est encore une fois époustouflante, même quand le cinéaste se laisse emporter un peu trop par l’ambition formelle. 




Le Procès du chien (Un Certain Regard)

On a entendu sa voix la veille dans Sauvages, mais le grand moment pour Laetitia Dosch à Cannes, ça a été la présentation de son premier film comme réalisatrice, une comédie juridique tournée à Lausanne où elle joue une avocate qui doit défendre le meilleur ami de l’homme. Ça part un peu dans tous les sens, mais la gestion du rythme comique est correcte, et les acteurs secondaires (dont une brève apparition de Lionel Baier, coproducteur du film) sont très drôles. 


Le Procès du chien de Laetitia Dosch

My Sunshine (Un Certain Regard)

Un premier film issu du Japon, sous le mentorat de Hirokazu Kore-eda (membre du jury de la Compétition cette année), sur l’enfance et le sport, avec l’histoire d’un garçon qui s’intéresse au baseball avant de tomber sous le charme du patinage artistique. Simple, mais pas banal, et même plutôt touchant vers la fin. 




L’Histoire de Souleymane (Un Certain Regard)

Troisième long métrage de Boris Lojkine, qui revient en France mais sans complètement quitter l’Afrique, puisque ça parle d’un immigré qui essaie de se préparer pour l’entretien qui lui permettra peut-être de rester dans l’Hexagone. Nonante-deux minutes de grande tension dramatique et psychologique, avec un portrait inédit de la vie nocturne parisienne.


L'Histoire de Souleymane de Boris Lojkine

Quatre nuits d’un rêveur (Cannes Classics)

Une autre petite visite dans le passé, avec un Robert Bresson fraîchement restauré par MK2 et bientôt de nouveau en salle en France grâce à Carlotta Films, peut-être le meilleur label français pour la ressortie du cinéma de patrimoine. Un Bresson atypique mais pas moins puissant, comme l’a aussi reconnu Paul Schrader, intervenu pour le présenter: «A l’époque je n’avais pas trop aimé, ça ne semblait pas du Bresson, car il était en couleur et il y a avait une femme dans un rôle majeur. Evidemment j’avais tort, c’est un chef-d’œuvre.»


Quatre nuits d'un rêveur de Robert Bresson

The Substance (Compétition)

Coralie Fargeat, qui s’était attaquée au rape and revenge à l’américaine avec son premier long métrage, Revenge justement, revient avec un autre genre d’horreur: une actrice qui n’est plus particulièrement jeune (Demi Moore) décide de participer à une initiative qui lui permettra d’avoir un double qui correspond aux attentes du public. Mais cette nouvelle femme (Margaret Qualley) ne respecte pas forcément les règles… Du body horror très puissant, avec un cynisme et un jusqu’au-boutisme qui dénotent l’origine européenne de la cinéaste, puisque le système américain est normalement allergique à une telle démarche. Quelle claque!


The Substance de Coralie Fargeat

Jour 5: qu’est-ce que notre chroniqueur a vu à Cannes le cinquième jour du festival?

On arrive au premier week-end du festival, et la fatigue commence à s’imposer, c’est physiologique : j’avais prévu de voir Les femmes au balcon, de et avec Noémie Merlant, mais minuit (et demi) était trop tard, et pas possible de le caser les autres jours en raison d’autres obligations. Mais voici ce que j’ai effectivement vu le 18 mai :


Black Dog (Un Certain Regard)

Premier de deux films du Certain Regard qui auront eu droit à un chien sur scène dans la Salle Debussy pour l’introduction. Car le meilleur ami de l’homme l’est aussi pour le protagoniste de ce drame chinois sur la survie et la relation improbable entre cet homme qui avait disparu pendant des années et l’animal qui est censé combattre dans des tournois clandestins. Palm Dog à l’horizon?




Sauvages (Séance spéciale)

Claude Barras est de retour, huit ans après avoir ébloui le public de la Quinzaine avec Ma vie de Courgette. Son deuxième long métrage, une fable écologiste, est moins original et moins puissant sur le plan émotionnel, mais la technique reste sublime, les gags visuels marchent très bien et les personnages sont très sympathiques. Et si un voyage en France voisine vous tente, il sera aussi en compétition à Annecy dans quelques semaines. 




Rosaura a las Diez (Cannes Classics)

Cannes Classics, c’est aussi l’occasion de découvrir des films moins connus de l’histoire du festival. C’est le cas de ce drame-thriller argentin, présenté en compétition en 1958 et toujours aussi vibrant avec son portrait d’une relation homme-femme plutôt spéciale. 


Rumours (Hors Compétition)

Guy Maddin et ses collaborateurs Evan et Galen Johnson s’attaquent à la politique globale avec une satire du G7, avec Cate Blanchett en version allemande et Denis Menochet en Président de la France. On s’amuse passablement, mais comme toujours chez Maddin, qui est un excellent auteur de courts métrages, ça tient pas toujours sur la longueur (presque deux heures, en l’occurrence). 


Rumours de Guy Maddin. Evan et Galen Johnson

Jour 4: Des séances de minuit enrichissent l’agenda cannois de notre chroniqueur dont le programme est toujours plus chargé.

Twilight of the Warriors: Walled In (Séance de minuit)

Rattrapé le lendemain de la première, le film inaugural de la section de minuit pour l’édition 2024 vient de Hong Kong. Il est question d’un conflit entre gangs dans les années 1980, avec pas mal d’action et même des super pouvoirs. Comme il est souvent le cas avec ces productions, on ne suit pas toujours l’intrigue, exposée très rapidement par le biais des dialogues, mais les scènes de baston sont absolument sublimes. 




The Shameless (Un Certain Regard)

Co-production suisse, ce film indien, réalisé par un cinéaste bulgare Konstantin Bojanov, est un véritable mélange d’éléments derrière la caméra. A l’écran, c’est le récit prévisible et visuellement plat de l’amour malheureux (et saphique) entre une prostituée et une jeune fille encore innocente sur le plan sexuel. Première vraie déception du Certain Regard 2024. Ça arrive. 




Vingt Dieux (Un Certain Regard)

En revanche, le premier film de Mélanie Courvoisier est un récit initiatique jouissif, mené par des jeunes non-professionnels, des agriculteurs du Jura français qui jouent des rôles proches de la vraie vie pour raconter l’expérience d’un garçon qui doit s’occuper de sa petite sœur lorsque leur père meurt. Ça sent la réalité, la vie, et le fromage, bien sûr!


Vingt Dieu de Mélanie Courvoisier


Scénarios et Exposé du film annonce du film « Scénario» (Cannes Classics)

L’an dernier, on avait eu droit à ce qui était annoncé comme l’adieu cinématographique, posthume, de Jean-Luc Godard. Là, c’est vraiment la fin, avec deux courts métrages introduits par son producteur Fabrice Aragno. Le premier (18 minutes), tourné la veille de son départ, réunit certaines idées que le cinéaste aurait aimé approfondir dans un projet plus ample, qui est expliqué dans le deuxième film (36 minutes), tourné en octobre 2021. Un dernier, fascinant petit voyage aux côtés d’un des grands artistes et intellectuels de notre époque.


Scénarios et Exposé du film annonce du film « Scénario» de Jean-Luc Godard

Gilda (Cannes Classics)

Pouvait-on ne pas profiter de l’occasion pour revoir sur grand écran, et en copie restaurée, un des joyaux du cinéma classique américain, titre incontournable de Columbia Pictures qui fête son centenaire? Toujours aussi divertissant, magnifiquement joué et cadré de manière parfaite. L’entrée de Rita Hayworth reste un bijou. 




The Surfer (Séance de minuit)

Techniquement un film du 18, mais marqué comme étant du 17 dans le calendrier des projections. Bref, un petit exercice de genre qui se passe en Australie, où un Américain qui a grandi dans la région revient et découvre que la zone est dominée par des surfeurs assez agaçants. Comme dans son film précédent, le cinéaste irlandais Lorcan Finnegan (Vivarium, présenté à la Semaine de la Critique en 2019) n’arrive pas toujours à gérer les promesses de la prémisse, mais il peut s’appuyer sur une prestation impeccable de Nicolas Cage. Et à minuit, il est difficile de demander plus que ça.


The Surfer de Lorcan Finnegan


Jour 3: de George Miller à Francis Ford Coppola, une journée bien intense à Cannes pour notre chroniqueur avec des séances qui s’enchaînent à un rythme infernal.

Furiosa: Une saga Mad Max  (Hors Compétition)

D’où vient Furiosa, le personnage-révélation incarné par Charlize Theron dans Mad Max: Fury Road il y a neuf ans? La réponse dans cette préquelle tout aussi explosive et spectaculaire, avec Anya Taylor-Joy dans le rôle principal et Chris Hemsworth, hilarant, en méchant (Max, lui, fait juste une petite apparition de dos, joué par la doublure de Tom Hardy). George Miller a presque 80 ans, mais ça ne se voit pas pour ce qui est de l’élément purement attractif. On en veut encore, s’il vous plait!



The Damned  (Un Certain Regard) Un habitué de Cannes avec ses documentaires, Roberto Minervini, cinéaste italien qui vit et travaille aux USA, est de retour sur la Croisette avec son premier long métrage de fiction. L’approche reste pourtant la même, avec la narration qui est secondaire par rapport à l’observation des personnages, à savoir des soldats nordistes en mission pendant la guerre de Sécession. Après une première demi-heure un peu fatigante, ça accumule du pouvoir. 




On Becoming a Guinea Fowl  (Un Certain Regard)

On avait bien aimé, en 2017, I Am Not a Witch (Quinzaine, et ensuite au NIFFF), le premier long métrage de Rungano Nyoni, cinéaste britannique originaire de Zambie. On reste dans des territoires similaires, avec une histoire de femmes racontée par le biais du réalisme magique. Moins immédiat que le film précédent, mais tout aussi puissant lorsque l’enjeu se fait clair.


On Becoming a Guinea Fowl de Rungano Nyoni

Megalopolis  (Compétition)

Il en rêvait depuis 1977, Francis Ford Coppola. Il a enfin pu le tourner, en y mettant son propre argent. Et si l’ambition est louable, le résultat est plutôt confus avec cette satire qui s’attaque au capitalisme américain en le rapprochant allégoriquement à l’époque romaine (les deux personnages principaux s’appellent Catilina et Cicero). Comme le Don Quijote de Terry Gilliam il y a six ans, on est contents que le cinéaste ait atteint son but, même si le film en soi n’est pas toujours enthousiasmant.




Elizabeth Taylor: The Lost Tapes  (Cannes Classics)

Produit par HBO, le nouveau documentaire de Nanette Burstein (dont un précédent film en Sélection Officielle inspira en partie la création de Cannes Classics en 2004) raconte la vie d’Elizabeth Taylor à travers la voix de la comédienne elle-même, venant des enregistrements d’une interview inédite des années 1960, ainsi que des extraits d’archives avec les propos d’autres personnes (notamment son meilleur ami, l’acteur Roddy McDowall). Un portrait fascinant d’une grande femme hollywoodienne. 

Jour 2: Notre chroniqueur cannois parle des visions du deuxième jour.

Après une deuxième petite visite au Cinéum pour la VR, comme la veille, le lendemain de l’ouverture du Festival a été consacré entièrement à la vision de films, nouveaux mais aussi anciens quelquefois. Les voici. 


Les Fantômes (Semaine de la Critique, ouverture): mes obligations professionnelles (sur lesquelles je reviendrai dans un papier à part) me forcent cette année à ignorer quasi totalement la Semaine de la Critique et la Quinzaine des Cinéastes, mais j’ai réussi à voir le long métrage d’ouverture de la première de ces deux sections parallèles. Première réalisation du cinéaste français Jonathan Millet, le film s’inspire d’une histoire vraie pour relire les codes du film d’espionnage. Brutal et passionnant du début à la fin, lorsqu’on suit l’expérience de Hamid, membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe, qui en l’occurrence est à la recherche de son propre ancien bourreau. 




Les Années déclic (Cannes Classics): rarement vu, le film de Raymond Depardon a droit à une nouvelle vie lorsqu’il fête son quarantième anniversaire. Fascinant exercice autobiographique, où le cinéaste, qui a débuté comme photographe, revient sur son parcours professionnel et s’en sert comme excuse pour parler de toute sa vie. Rarement il y aura eu autant de mouvement dans des images presque toujours fixes. 


Moi aussi (événement spécial): après s’être exprimée sur son expérience avec les harcèlements sexuels, la comédienne Judith Godrèche a été contactée par des milliers de personnes qui ont partagé leurs propres histoires. Certaines d’entre elles sont évoquées dans ce court métrage qui sera aussi distribué en salle en France et diffusé à la télévision. Un cri de colère contre une situation encore loin d’être dans le passé. 




When the Light Breaks (Un Certain Regard, ouverture): le cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson aborde le sujet du deuil avec le récit d’un groupe de jeunes bouleversé par la mort de l’un des leurs, victime d’un accident de voiture dans un tunnel en feu. Sublimement joué, le film est surtout une carte de visite pour les jeunes talents islandais, magnétiques même quand le scénario frôle la banalité. 



The Girl with the Needle (Compétition): en 2020, le cinéaste suédois Magnus Von Horn était en Sélection Officielle (la fameuse liste de films qui auraient été retenus si le festival avait eu lieu comme d’habitude) avec son premier long métrage Sweat. Là, il a finalement droit à la séance de gala avec ce drame danois inspiré de faits réels, sur les expériences d’une jeune femme dont la vie est bouleversée quand elle tombe enceinte mais le père n'est pas son mari. Un noir et blanc glacial représente parfaitement les nuances de gris de ce récit passionnant et choquant, avec la vedette danoise Trine Dyrholm qui est magnifique dans le rôle de celle qui propose d’aider la jeune protagoniste, mais d’une façon un peu spéciale…



Jour 1: Notre rédacteur Max a passé une journée très française lors de l’ouverture de Cannes. 

Une fois n’est pas coutume, le premier jour du Festival de Cannes a démarré déjà à 9h, pour les personnes qui s’intéressaient à nouvelle Compétition Immersive, la section qui propose des œuvres de réalité virtuelle dans l’immeuble du Cinéum, le multiplex conçu en 2021 pour les séances de rattrapage de la Sélection Officielle. Je m’y suis rendu aussi, comme je dois couvrir la VR pour un autre média, et ce que j’ai vu est tout à fait fascinant, même s’il est logique de se demander à quel point ça va attirer les gens puisque le Cinéum est passablement loin des lieux principaux du Festival, surtout si on est venu à Cannes pour les films et le Marché. 


Niveau projections, la formule est la même depuis trois ans: coup d’envoi à 14h-14h30 dans la Salle Debussy, avec un documentaire sur le cinéma ou un film de patrimoine qui vient d’être restauré, donc un avant-goût de la section Cannes Classics, qui fête d’ailleurs ses vingt ans cette année. Et quel coup d’envoi: le Napoléon d’Abel Gance. Ou, plutôt, Napoléon vu par Abel Gance, titre pas anodin parce que c’est la première fois depuis 1927 que le film pourra être montré dans la version que le réalisateur avait en tête. 


Comme l’ont expliqué Costa-Gavras et Frédéric Bonnaud, respectivement le président et le directeur de la Cinémathèque suisse, le travail n’a pas été facile, la reconstitution des sept heures du montage de Gance ayant requis des années de travail et de recherches dans des archives partout dans le monde. Le public cannois a vu la première partie du film (3h47), tandis que la deuxième sera dévoilée à Paris début juillet. Mais c’est déjà assez spectaculaire d’avoir pu voir cette première moitié d’une œuvre monumentale, objet de différentes restaurations (notamment celle de Kevin Brownlow, mentionné par Costa-Gavras), et enfin visible telle qu’elle était à l’origine. Magnifique. 




Après, c’était la France d’aujourd’hui dans le film d’ouverture à proprement parler, Le Deuxième acte de Quentin Dupieux, déjà disponible dans les salles romandes. Comme les derniers Dupieux, ça part un peu dans tous les sens et la fin est plutôt faible, mais l’exercice d’autodérision (ça parle d’un tournage chaotique) est quand même très sympathique, surtout lorsque Vincent Lindon, acteur d’une grande humanité, incarne un comédien égocentrique qui n'en a plus rien à battre de la France dès qu’il apprend qu’il pourrait jouer dans un film de Paul Thomas Anderson, même s’il ne maîtrise pas l’anglais… Très marrant, comme l’était aussi la cérémonie d’ouverture. En fait, on se pose la question: et si Camille Cottin devenait la marraine permanente de ces soirées cannoises?


Clap est de nouveau à Cannes, dont la 77ᵉ édition se déroule du 14 au 25 mai.

Encore une fois, nous voici à Cannes, le Festival international, le rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et les professionnels. Evènement ambitieux et de plus en plus boulimique (l’ajout de la section Cannes Premiere en 2021 a eu comme conséquence la diminution des créneaux pour le Certain Regard notamment, ainsi que des horaires très tardifs pour certaines séances presse de la compétition), qui se veut orienté vers le futur mais garde toujours intactes ses traditions. 


On le voit bien au niveau de la programmation, qui d’un côté ouvre le festival à une compétition d’œuvres immersives (mais pas dans le Palais, car il n’y a plus de place; les installations se situent au Cinéum, à La Bocca, une trentaine de minutes en bus depuis le centre-ville) et de l’autre confirme la présence de cinéastes dont les noms ne surprennent guère: Jacques Audiard, Michel Hazanavicius, David Cronenberg, Francis Ford Coppola, Yorgos Lanthimos, Sean Baker, Andrea Arnold… Une liste potentiellement passionnante, mais aussi très prévisible. 


Prévisible aussi, le statut de l’animation dans le cadre du Festival: lorsqu’ils ont annoncé la Palme d’Or d’honneur pour le Studio Ghibli (qui n’a jamais figuré en Sélection Officielle sauf pour la co-production avec l’Europe La Tortue rouge), plusieurs internautes ont souligné la relation un peu bizarre que la kermesse entretient avec le mode narratif animé, dont la présence se limite habituellement à des grosses productions américaines ou françaises (y comprises les co-productions). C’est le cas en 2024, avec l’Hexagone qui figure au générique de tous les films d’animation en Sélection Officielle, dont deux qui seront projetés dans la section Cinéma de la Plage, ce qui veut dire que peu de journalistes les verront (mais bon, pour la presse française il y aura la possibilité de les rattraper quelques semaines plus tard à Annecy). 


Sauvages de Claude Barras

On remarque aussi – mais il fallait s’y attendre – la présence très modeste de la Suisse, qui est pourtant le pays d’honneur dans le cadre du Marché du Film. Mais les titres sont très intrigants: le retour de Claude Barras avec Sauvages !, huit ans après le début de Ma vie de Courgette à la Quinzaine, et le début derrière la caméra de Laetitia Dosch avec Le Procès du chien, en compétition au Certain Regard. Section qui accueille, d’ailleurs, pas mal de premières réalisations de comédiennes à succès: on y retrouve aussi Ariane Labed (qui est donc en Sélection Officielle la même année de son époux, Yorgos Lanthimos) et Céline Sallette. 


Et comme le veut la tradition (depuis que le règlement impose que le film inaugural sorte le même jour en salle chez nos voisins), ce sera une ouverture française, avec la première mondiale du nouveau Quentin Dupieux, Le Deuxième Acte. Précédée d’un petit événement de Cannes Classics, à savoir la première partie du Napoléon d’Abel Gance (3h40) en version restaurée. Bref, vive le cinéma!


Le Deuxième Acte de Quentin Dupieux


Programme de la sélection officielle

Arnold, Audiard, Coppola, Cronenberg, Lánthimos, Schrader et Sorrentino en compétition. Mais aussi, Dupieux en ouverture, huit premiers films à Un certain regard, Miller et Costner hors compétition, Carax et Guiraudie à Cannes Première, et Auteuil, Peck et Simon en Séances spéciales. Le 77ᵉ Festival de Cannes promet quelques moments mémorables du 14 au 25 mai. Suivez notre rédacteur Max Borg de jour en jours qui fait partie du Jury Fipresci cette année.

FILM D'OUVERTURE

LE DEUXIEME ACTE de Quentin DUPIEUX | Hors Compétition

 

COMPETITION

THE APPRENTICE de Ali ABBASI

MOTEL DESTINO de Karim AÏNOUZ

BIRD de Andrea ARNOLD

EMILIA PEREZ de Jacques AUDIARD

ANORA de Sean BAKER

MEGALOPOLIS de Francis Ford COPPOLA

THE SHROUDS de David CRONENBERG

THE SUBSTANCE de Coralie FARGEAT

GRAND TOUR de Miguel GOMES

LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES de Michel HAZANAVICIUS

MARCELLO MIO de Christophe HONORÉ

FENG LIU YI DAI de JIA Zhang-Ke (CAUGHT BY THE TIDES)

ALL WE IMAGINE AS LIGHT de Payal KAPADIA

KINDS OF KINDNESS de Yórgos LÁNTHIMOS

L’AMOUR OUF de Gilles LELLOUCHE

TREI KILOMETRI PANA LA CAPATUL LUMII de Emanuel PARVU(TROIS KILOMÈTRES JUSQU’À LA FIN DU MONDE)

THE SEED OF THE SACRED FIG de Mohammad RASOULOF

DIAMANT BRUT de Agathe RIEDINGER |  1er film

OH CANADA de Paul SCHRADER

LIMONOV – THE BALLAD de Kirill SEREBRENNIKOV

PARTHENOPE de Paolo SORRENTINO

PIGEN MED NÅLEN de Magnus VON HORN(THE GIRL WITH THE NEEDLE)


UN CERTAIN REGARD

WHEN THE LIGHT BREAKS de Rúnar RÚNARSSON (ouverture)

NORAH de Tawfik ALZAIDI | 1er film

THE SHAMELESS de Konstantin BOJANOV

LE ROYAUME de Julien COLONNA | 1er film

VINGT DIEUX! de Louise COURVOISIER | 1er film

LE PROCES DU CHIEN (WHO LET THE DOG BITE?) de Laetitia DOSCH | 1er film

GOU ZHEN (BLACK DOG) de GUAN Hu

THE VILLAGE NEXT TO PARADISE de Mo HARAWE | 1er film

SEPTEMBER SAYS de Ariane LABED | 1er film

L’HISTOIRE DE SOULEYMANE de Boris LOJKINE

LES DAMNES de Roberto MINERVINI

ON BECOMING A GUINEA FOWL de Rungano NYONI

BOKU NO OHISAMA (MY SUNSHINE) de Hiroshi OKUYAMA

NIKI de Céline SALLETTE | 1er film

SANTOSH de Sandhya SURI

VIET AND NAM de TRUONG Minh Quý

ARMAND de Halfdan ULLMANN TØNDEL | 1er film

FLOW de Gints ZILBALODIS


HORS COMPETITON

SHE’S GOT NO NAME de CHAN Peter Ho-Sun

LE COMTE DE MONTE-CRISTO de Alexandre DE LA PATELLIÈRE et Matthieu DELAPORTE

HORIZON, AN AMERICAN SAGA de Kevin COSTNER

RUMOURS de Evan JOHNSON, Galen JOHNSON et Guy MADDIN


SEANCES DE MINUIT

TWILIGHT OF THE WARRIOR WALLED IN de Soi CHEANG

THE SURFER de Lorcan FINNEGAN

LES FEMMES AU BALCON de Noémie MERLANT

I, THE EXECUTIONER de RYOO Seung Wan


CANNES PREMIERE

EVERYBODY LOVES TOUDA de Nabil AYOUCH

C’EST PAS MOI de Leos CARAX                                                                  

EN FANFARE de Emmanuel COURCOL

MISERICORDE de Alain GUIRAUDIE

LE ROMAN DE JIM de Arnaud LARRIEU et Jean-Marie LARRIEU

VIVRE, MOURIR, RENAITRE de Gaël MOREL

MARIA de Jessica PALUD

RENDEZ-VOUS AVEC POL POT de Rithy PANH


SEANCES SPECIALES

LE FIL de Daniel AUTEUIL

SPECTATEURS ! de Arnaud DESPLECHIN

NASTY de Tudor GIURGIU, Tudor D. POPESCU et Cristian PASCARIU

AN UNFINISHED FILM de LOU Ye

ERNEST COLE, PHOTOGRAPHE de Raoul PECK

L’INVASION de Sergei LOZNITSA

APPRENDRE de Claire SIMON

LULA d'Oliver STONE

LA BELLE DE GAZA de Yolande ZAUBERMAN


SELECTION JEUNE PUBLIC

SAUVAGES de Claude Barras

ANGELO, DANS LA FORÊT MYSTÉRIEUSE de Vincent Paronnaud et Alexis Ducord

SILEX AND THE CITY de Jean-Paul Guigue et Jul

SLOCUM ET MOI de Jean-François Laguionie


 

Le Jury 2024




La Palme d'or d'honneur 2024

Meryl Streep



 

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